Reconnu coupable d’homicide involontaire : Il écope de cinq ans de prison
Le tribunal criminel d’appel a condamné, dimanche dernier, F. Houari, 73 ans, à cinq ans de réclusion criminelle après requalification des faits d’homicide volontaire en coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
La même peine avait été prononcée à son encontre en première instance.
Les faits remontent au 4 octobre 2022 lorsque la victime, une femme âgée de 70 ans, est admise au service des soins intensifs de l’hôpital d’Oran dans un état grave. Elle sera placée en réanimation où elle décédera le lendemain. Selon les premiers éléments de l’enquête, c’est à la suite d’une dispute que Houari l’aurait poussée du haut des escaliers de l’appartement qu’ils occupaient dans le quartier Sidi El Bachir (ex-Plateau St-Michel).
Interrogée, la sœur du mis en cause expliquera qu’elle a assisté aux faits. D’ailleurs, dira-t-elle, elle apprenait à l’occasion que son frère menait une double vie. «J’ai été surprise de voir cette femme chez nous, se disputant avec mon frère qui, ce jour-là, était particulièrement nerveux. J’ai voulu intervenir, mais il m’a repoussée, tout en continuant de chasser la femme hors de l’appartement. Arrivés sur le palier, il l’a poussée et celle-ci a chuté en bas des escaliers». Elle ajoutera que son frère est névrosé, mais qu’il n’est pas suivi par un médecin.
Ces faits ont été confirmés par deux expertises médicales : la première, réalisée par le médecin du service psychiatrique du CHU d’Oran et la seconde par un autre spécialiste de l’EHS de Sid Chahmi. Ces experts ont conclu que le mis en cause présentait des troubles névrotiques.
Quant au mis en cause, il n’a fait qu’une seule déclaration : «Je ne voulais pas la tuer, j’ai juste tenté de la faire sortir en la poussant hors de la maison pour éviter des problèmes». Il a précisé que cela faisait sept ans qu’il était marié religieusement avec la victime.
De son côté, la fille de la victime reconnaîtra également que le mis en cause vivait avec sa mère suite à un mariage religieux. Cependant, elle l’accablera. «Ces dernières années, tout ce qui l’intéressait, c’était les bijoux de ma mère et son argent».
A la barre du tribunal criminel, le mis en cause maintiendra ses déclarations, reconnaissant avoir poussé la victime mais pas dans l’intention de la tuer.
Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis cinq ans de prison ferme alors que la défense s’appuiera dans sa plaidoirie sur l’état de santé mentale de son client.
Zemmouri L.
