Filaire lait : L’importance des technologies modernes

Lors d’une rencontre nationale consacrée à la filière lait en Algérie, tenue ce lundi à l’université Blida 1, les participants ont souligné la nécessité d’utiliser des technologies modernes pour maîtriser les maladies affectant les vaches, afin de les réduire et d’améliorer la production et la qualité du lait.
Des vétérinaires et des professionnels de la filière ont insisté, lors de ce deuxième colloque national sur le lait intitulé « Hygiène et santé du pis », organisé par l’Institut des sciences vétérinaires, sur l’importance d’adopter des pratiques appropriées pour prévenir les maladies bovines, notamment celles touchant la mamelle, un organe essentiel à la production laitière.
À cet égard, le professeur Seddik Kebbal, président du colloque, a expliqué que l’utilisation de techniques modernes et de bonnes pratiques lors de la traite des vaches pourrait augmenter la production laitière de 50 %. Il a également souligné que les recherches menées par les étudiants de l’institut, axées sur la prévention des mammites et l’optimisation des pratiques de traite, contribueront à prolonger la durée de vie productive des vaches, à améliorer la qualité du lait et à réduire les pertes économiques liées aux maladies des mamelles, tout en augmentant la productivité.
De son côté, Mokhtar Bouziane, directeur général de l’Office national interprofessionnel du lait et de ses dérivés (ONIL), a rappelé que l’État considère le secteur laitier comme une filière stratégique pour l’économie nationale, en raison de son rôle clé dans la sécurité alimentaire du pays.
Bien qu’une croissance notable de la production laitière ait été enregistrée ces dernières années, il a admis que cette production reste insuffisante pour satisfaire pleinement la demande du marché local. Cette situation appelle à une plus grande implication des universités dans la stratégie nationale, notamment par le biais des recherches et expériences pratiques des étudiants, un objectif poursuivi par l’ONIL depuis deux ans. À cette occasion, il a rappelé l’accord signé cette année entre l’ONIL et l’université Blida 1, visant à tirer parti des compétences des enseignants et des recherches des étudiants sur l’élevage bovin et la santé animale en général.
Ch.G
