Jugés en appel : Prison ferme pour des passeurs de harragas

Lors de la dernière session criminelle, un réseau de passeurs de harragas, composé de six éléments, ont été jugés par le tribunal criminel d’appel de la Cour d’Oran. Ces derniers H.N., B.K., B.M., B.A., T.A., un ex-militaire et B.M., devaient répondre des griefs de traites d’êtres humains par bande criminelle organisée.

A l’issue des délibérations, la peine de 3 ans de prison dont une avec sursis a été prononcée contre les mis en cause. Il importe de rappeler que lors du premier procès, ils avaient été condamnés à six années de réclusion criminelle. Selon l’arrêt de renvoi, les faits remontent au 2 novembre 2020 lorsque des informations sur un réseau de passeurs de harragas parviennent aux éléments de la gendarmerie nationale de Gdyel faisant état de la présence de suspects au niveau de la forêt d’Ain Franine. Immédiatement, des investigations sont lancées et les gendarmes dépêchés sur les lieux tombent sur le dénommé T.A. qui s’est présenté comme étant un militaire à la retraite ; il était accompagné par un certain B.M. Ces derniers ont déclaré aux gendarmes qu’un groupe de passeurs de harragas se préparait à une opération d’émigration clandestine, précisant que le départ allait avoir lieu à partir d’une plage rocheuse.
Suite à leurs déclarations, les gendarmes vont découvrir une embarcation ainsi que quatre personnes en train de compter de l’argent. A la vue des uniformes, ces derniers prendront la fuite, mais seront vite arrêtés non loin des lieux en possession de 158 mille dinars ainsi que des documents de l’embarcation. Interrogé, B.K., affirme que, ce jour-là, il se trouvait avec H.N., et un jeune mineur, A.M., au niveau de la plage d’Ain Franine. Quant à l’embarcation, elle appartient à l’ex-militaire qui s’appétait à l’acheter à H.N., en vue de préparer un voyage clandestin.
Entendus, chacun des autres mis en cause tentera de se disculper en niant les faits. Cités à la barre du tribunal criminel, ils réfuteront les accusations retenues contre eux affirmant qu’il n’y avait aucune tentative d’émigration clandestine, tout en confirmant la vente de l’embarcation à T.A. Ce dernier essayera de se disculper en avançant qu’il voulait acquérir cette embarcation ainsi que des filets pour les exploiter dans la pêche en compagnie d’un de ses amis. Le parquet avait requis 6 ans de réclusion contre les prévenus.
Zemmouri.L

Bouton retour en haut de la page