Travail d’intérêt général: Une alternative de plus en plus appréciée

Le Conseil judiciaire d’Alger a organisé, hier, une journée d’étude intitulée « La peine de travail d’intérêt général », visant à mettre en lumière l’importance de cette peine réparatrice comme alternative aux sanctions privatives de liberté.
Dans son discours inaugural, Mme Douniazed Guellati, présidente du Conseil judiciaire d’Alger, a souligné que cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des activités scientifiques prévues par le programme ministériel de formation continue à l’échelle locale. L’objectif est d’examiner les problématiques et obstacles auxquels les professionnels du droit sont confrontés dans l’application des missions judiciaires. Mme Guellati a également insisté sur la nécessité pour les juges d’application des peines d’intensifier le recours à cette sanction alternative, au bénéfice des condamnés et de la société.
Toufik Zeghboub, conseiller au Conseil judiciaire d’Alger, a détaillé les conditions pour bénéficier de cette sanction. Parmi elles figurent l’âge minimum de 16 ans et l’accord explicite du condamné pour substituer sa peine de prison par une peine de travail d’intérêt général.
De son côté, Abdelkader Khaouas, procureur de la République près du tribunal de Rouiba, a plaidé pour une sensibilisation accrue des juges et des avocats afin d’élargir le recours à cette alternative. Il a souligné son impact positif, non seulement pour les condamnés, mais aussi pour l’ensemble de la société.
En conclusion, le juge d’application des peines du Conseil judiciaire d’Alger a partagé les résultats prometteurs de l’utilisation de cette mesure au sein du Conseil. Il a indiqué que le nombre de jugements prononçant cette peine alternative avait significativement augmenté, notamment suite aux amendements législatifs de 2024 assouplissant ses conditions.
R.N

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