Agriculture, industrie, tourisme… : La nécessaire exploitation optimale des eaux usées

Le ministre de l’Hydraulique Taha Derbal a souligné, ce lundi à Oran, la nécessité d’une exploitation optimale des eaux traitées dans les stations de traitement des eaux usées à l’échelle nationale, dans divers secteurs du développement.
Lors de sa visite d’inspection du projet de la station de dessalement d’eau de mer de Cap Blanc, dans la commune d’Aïn Kerma, il a précisé que «l’utilisation des eaux traitées est désormais essentielle pour des secteurs comme l’agriculture, l’industrie, le tourisme et d’autres aspects du développement, de manière à préserver les réserves des barrages et autres sources pour l’alimentation en eau potable».
Le ministre a également souligné la nécessité de commencer à travailler sur des projections à long terme, au moins jusqu’en 2050, en raison de la croissance démographique du pays et des changements climatiques, notamment ans le bassin méditerranéen où la raréfaction des pluies devient une réalité nécessitant une gestion efficace.
Dans ce cadre, M. Derbal a ajouté que «la réalisation des cinq nouvelles stations de dessalement d’eau de mer, qui sont des projets majeurs et stratégiques, traduit clairement la volonté d’améliorer les services publics, conformément aux instructions du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui veille à offrir un service d’alimentation en eau potable satisfaisant pour les citoyens.»
Concernant le projet de la station de dessalement d’eau de mer de Cap Blanc, dont la capacité de production est estimée à 300.000 m³ par jour, et qui commencera sa production dès la première semaine de février prochain, le ministre a salué le «temps record» de la réalisation du projet, dont les travaux ont débuté il y a 24 mois. Il a exprimé sa gratitude envers le groupe Sonatrach, ses filiales, ainsi que le groupe Sonelgaz et toutes les forces algériennes qui ont contribué à cette importante réalisation.
En plus de cette station, l’Algérie sera également dotée de quatre autres grandes stations ayant la même capacité de production, situées dans les wilayas de Tipaza, Boumerdès, El Tarf et Béjaïa, dans lesquelles le taux d’avancement des travaux a dépassé les 90 %, et qui seront également réceptionnées, en février prochain, a indiqué, pour sa part, le ministre d’Etat, ministre de l’Energie et des Mines et des Energies renouvelables Mohamed Arkab, lors de son intervention à l’occasion.
A propos de la station de Cap Blanc, il a annoncé que la production d’eau débutera progressivement dès le mois de février prochain, en précisant que le démarrage de cette installation a commencé, dimanche dernier, avec la mise en service de la centrale électrique de la station.
Les stations secondaires seront mises en service progressivement, y compris la phase de production d’eau, qui commencera début février prochain, avec pour objectif que le projet soit prêt à être exploité pleinement, avant le mois de Ramadhan, conformément aux instructions du président de la République, a-t-il ajouté.
Le projet de la station de dessalement d’eau de mer de Cap Blanc, dont la capacité de production est estimée à 300 000 m³ par jour, comprend un réseau de distribution de 48 km de long, ainsi que deux réservoirs : le premier d’une capacité de 50.000 m³ situé à Aïn Tassa (commune d’Aïn Kerma), et le second d’une capacité de 30.000 m³ à Bousfer (daïra d’Aïn El-Turck), en plus de deux réservoirs de régulation de pression.
Le projet est réalisé par des filiales du groupe Sonatrach, à savoir la Société Algérienne de l’Energie (Algerian Energy Company-AEC), la Société Nationale d’Ingénierie Civile et de Construction, l’Entreprise Publique des Grands Travaux Pétroliers, ainsi que le groupe Cosider.
Mehdi Salah
