Arrêtés en possession de 250 kg de kif : 15 ans de réclusion pour deux convoyeurs

Le tribunal criminel d’Oran a condamné les dénommés A. Bendhiba et Ch. Ahmed à 15 ans de réclusion pour trafic de stupéfiants en bande organisée. Deux autres accusé, R. Moussa et R. Houari ont été acquitté alors que le dénommé S. Kamel, qui se trouve en état de fuite, a été condamné à la perpétuité par contumace.

Les faits remontent au 10 août 2019 lorsque, agissant sur la base d’informations confirmées, les éléments de la gendarmerie de Mécheria ont dressé plusieurs barrages dans la région avec l’objectif d’avorter une opération de transport d’une importante quantité de résine de cannabis marocain. Ce qui fut fait aux environs de 2h avec l’interception d’un tracteur immatriculé à Ouargla, et d’une voiture de tourisme de marque Toyota. Après vérifications, il a été déterminé que les deux véhicules venaient de Redjem Demouche, localité de Sidi Bel-Abbès, se dirigeant vers la commune d’El Bayoud, dans la wilaya de Naaâma. La fouille du tracteur, conduit par Ch. Ahmed, a révélé la présence de 250 kg de kif traité.
Interrogés, Ch. Ahmed et A. Bendhiba, le chauffeur de la Toyota qui sécurisait l’itinéraire, n’ont eu d’autre choix que de reconnaître qu’ils transportaient ces stupéfiants. Bendhiba a déclaré avoir rencontré Ch. Ahmed six mois auparavant à Hassi Messaoud, où ce dernier lui avait présenté un certain El Hadj Mohamed, résidant à Ouargla. Quatre mois plus tard, El Hadj Mohamed lui aurait proposé de transporter une importante quantité de kif en collaboration avec Ch. Ahmed pour un montant de 50 millions. Il a précisé que ces stupéfiants provenaient du Maroc et étaient destinés à Ouargla. De plus, il a révélé que le véritable nom d’El Hadj Mohamed était S. Kamel. Deux autres complices présumés ont également été identifiés et arrêtés lors des investigations. Ces derniers ont nié toute implication dans ce groupe lors de leur audition par les gendarmes.
Devant le tribunal criminel, les principaux accusés ont maintenu leurs déclarations, insistant sur le fait que les stupéfiants ne leur appartenaient pas et qu’ils n’étaient que de simples transporteurs. Ils ont également évoqué leur situation financière précaire comme motivation pour leur implication. Les deux autres suspects ont continué de rejeter les accusations portées contre eux. Le représentant du ministère public a souligné l’importance de la quantité de kif saisi et les graves conséquences du trafic sur les jeunes consommateurs, demandant la réclusion à perpétuité pour l’ensemble des prévenus.
La défense des deux premiers a plaidé des circonstances atténuantes, tandis que celle des deux autres a demandé leur acquittement.
Zemmouri L.

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