Affaire des 87.000 comprimés de Prégabaline: Le procès en appel fixé au 15 mai
Reportée une première fois, l’affaire des 87.000 comprimés de Prégabaline a été renvoyée devant le tribunal criminel d’appel et sera jugée le 15 mai prochain. Cette affaire remonte à la nuit du 23 au 24 mai 2022, à la suite d’informations parvenues aux services de sécurité concernant un vaste réseau de trafic de psychotropes, dirigé par un certain S.B.
L’enquête a permis de localiser plusieurs membres de ce réseau, basé dans la localité de Belgaïd. Ainsi, le réseau s’apprêtait à transporter une importante quantité de psychotropes depuis Ouargla vers Oran, à bord d’un véhicule utilitaire frigorifique de marque KIA.
Après avoir été placé sous surveillance étroite, S.B., a été interpellé le 24 mai 2022, vers 2 h, alors qu’il s’apprêtait à monter à bord d’un véhicule de marque Mégane en compagnie de son épouse, M.L., à la rue Moudjahed Ahmed Chergui, à l’est de Belgaïd.
Interrogé sur la provenance des psychotropes, il a indiqué que la cargaison devait être transportée par son cousin B. Dj., assisté du conducteur du véhicule utilitaire. Les deux suspects avaient déjà quitté Ouargla et se trouvaient à Mascara au moment de l’arrestation.
Un plan d’interception a alors été mis en place en coordination avec les services des douanes. Le véhicule a été intercepté aux environs de 3h30, sur l’autoroute Est-Ouest. Conduit par un certain L.A., le véhicule dissimulait, dans une cache soigneusement aménagée, 87.000 comprimés de Prégabaline 300mg.
Lors de son interrogatoire, L.A. a reconnu avoir été recruté par S.B. et un autre complice, S.A., pour transporter la marchandise de Ouargla à Oran en échange d’une somme importante. Il a ajouté que le cousin de S.B., B. Dj, devait l’assister et que les boîtes de médicaments leur avaient été remises par des individus inconnus résidant dans le sud du pays. L’enquête a également révélé que S.B. résidait dans un logement loué sous une fausse identité.
Confrontés aux faits, les principaux accusés ont reconnu leur implication dans le transport des psychotropes. L’un d’eux, un certain K.A., alias Abdou, a mis en cause M.L., l’épouse de S.B., en la présentant comme complice, ce qu’elle a nié avec force.
L’enquête a aussi mis au jour l’usage de faux documents administratifs, tels que des pièces d’identité et des certificats de résidence. Cela a conduit à l’implication de personnel administratif des APC de Maghnia et d’Oran.
Lors du procès en première instance, les principaux accusés avaient écopé de peines allant de 12 à 15 ans de réclusion criminelle pour des chefs d’inculpation de contrebande de psychotropes, usurpation d’identité, faux et usage de faux. D’autres prévenus, poursuivis uniquement pour falsification de documents, ont été condamnés à des peines allant de 1 à 4 ans de prison ferme, tandis que quatre accusés ont été acquittés.
Zemmouri L.