Fondateur du FN et ancien tortionnaire en Algérie : Jean-Marie Le Pen est décédé

Le fondateur du FN, Jean-Marie Le Pen, est mort ce mardi 7 janvier, à l’âge de 96 ans, a annoncé sa famille.

Il avait occupé le paysage politique durant plus de soixante ans, imposant progressivement ses obsessions et ses thèmes au menu du banquet républicain. Dans les années 1950, quoique membre d’aucun parti, il s’affirme comme un sympathisant de l’Action française, dont il vend, un temps, à la criée le journal, Aspects de la France.
À la fin de ses études universitaires, il décide de s’engager en 1954 en Indochine, où il sert comme sous-lieutenant dans le 1er bataillon étranger de parachutistes. En octobre 1956, la vague poujadiste lui permet d’obtenir 8,1% des suffrages exprimés. Grâce au système de la proportionnelle, Jean-Marie Le Pen est élu à l’Assemblée nationale, à seulement 27 ans.
En octobre 1956, l’Assemblée nationale accorde à Jean-Marie Le Pen l’autorisation de servir six mois en Algérie. Avec le 1er régiment étranger de parachutistes, il participe comme chef de section au débarquement de vive force à Port-Fouad (Égypte) puis à la bataille d’Alger. Bien que plusieurs fois accusé d’y avoir fait usage de la torture, et en dépit de témoignages et de déclarations pour le moins troublantes de la part de l’ancien lieutenant, Jean-Marie Le Pen ne sera jamais condamné pour de tels faits. 1972 marque un tournant dans la vie politique de Jean-Marie Le Pen. Les responsables du mouvement d’extrême droite Ordre nouveau font appel à lui pour prendre la tête du Front national, un parti destiné, au départ, à élargir leur audience.

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