Tribunal criminel d’appel : Huit ans de prison pour vol avec violence

Quatre personnes, accusées d’association de malfaiteurs et de vol avec violence, ont été condamnées par le tribunal criminel d’appel à huit ans de prison, alors qu’ils avaient écopé de dix ans lors du procès de première instance.
Les faits remontent au 27 décembre 2022, lorsque les accusés ont orchestré un plan pour la vente fictive d’un véhicule en publiant une annonce sur Oued Kniss. La victime, D. Med, résidant à Tiaret, a été piégée par cette annonce. Il s’est montré intéressé par l’achat d’un Renault Master et a contacté le principal mis en cause, identifié comme Z. Mustapha. Après avoir convenu d’un prix de 500 millions, le client naïf s’est rendu à Oran avec l’argent et a pris rendez-vous avec les présumés vendeurs à Sid El-Bachir. C’est là que son calvaire a commencé. A son arrivée, il a été surpris par les complices du principal accusé qui l’ont aspergé de gaz lacrymogène et menacé avec des armes blanches pour lui voler son argent. Lorsqu’il a tenté de se défendre, il a reçu un coup d’épée à la main. Les prévenus se sont alors emparé de l’argent et pris la fuite. De plus, ils ont endommagé la voiture d’une autre personne qui avait accompagné la victime pour finaliser la transaction. Blessée, D. Mohamed sera évacué vers un hôpital où il a reçu des soins nécessaire et bénéficié d’une incapacité de 16 jours.
Suite à sa plainte, une enquête a été ouverte par la police. Des photos ont été présentées à la victime, qui a reconnu ses agresseurs, ce qui a conduit à leur arrestation.
Lors de leur confrontation au tribunal criminel d’appel, la victime a formellement identifié les prévenus comme étant ses agresseurs. Le principal mis en cause, qui avait initialement reconnu les faits lors de l’enquête, a tenté de se disculper en accusant deux complices en fuite : son frère Z. Fayçal et son ami T. Kouider. Il a également affirmé que seuls 64 millions avaient été volés et non 500 millions comme l’affirmait la victime. Cependant, D. Mohamed a fermement maintenu ses accusations premières. Le représentant du ministère public a requis 15 ans de réclusion, soulignant que la victime aurait pu y perdre la vie. La défense des prévenus a plaidé les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.

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