Campagne hostile contre l’Algérie: Le groupe LFI-NFP tire sur les politiques français

Dans un communiqué rendu public, ce lundi, le groupe La France insoumise – Nouveau Front Populaire (LFI-NFP) est revenu sur l’actualité algéro-française.

Pour les députés du groupe, la montée d’agressivité verbale émanant de certains membres du gouvernement français et de figures du camp présidentiel suscite une vive inquiétude. Ces déclarations, visant à alimenter les tensions avec l’Algérie, sont jugées irresponsables et déplacées, alors qu’elles touchent des millions de Français attachés aux relations fraternelles entre les deux peuples.
Pour le groupe, le point de discorde actuel concerne l’expulsion de l’influenceur algérien Doualemn. Si ses propos, rapportés comme appelant à la violence contre un opposant au régime algérien, sont effectivement condamnables, ils ne sauraient justifier une atteinte aux droits fondamentaux de l’intéressé. En toute circonstance, la gestion de cette affaire devrait respecter strictement les principes du droit, sans céder à des surenchères inutiles.
Le communiqué regrette le ton agressif et le vocabulaire belliqueux de certains dirigeants français, semblant vouloir raviver des antagonismes historiques dépassés, dénonçant notamment l’attitude de Bruno Retailleau, accusé de nourrir une escalade par ses prises de position polarisantes et sa vision nostalgique de la colonisation. Ces provocations ne font qu’envenimer des relations déjà fragiles et blessent profondément les millions de Français ayant des liens affectifs et familiaux avec l’Algérie, estime la même source.
Evoquant l’accord bilatéral de 1968, qui encadre les échanges humains et économiques entre les deux pays, le groupe pense qu’il est devenu la cible de critiques répétées. Pour lui, des figures politiques telles qu’Éric Ciotti et Gabriel Attal ont contribué à alimenter une rhétorique visant cet accord, malgré le fait qu’il ait déjà été largement révisé au fil des décennies. Ces attaques semblent davantage destinées à jouer sur des fantasmes populistes qu’à construire une relation respectueuse et équitable entre les deux nations.
Pour construire un partenariat équilibré et apaisé, le groupe milite pour abandonner toute logique de domination ou de supériorité néocoloniale en direction non seulement de l’Algérie, mais aussi à l’ensemble des pays africains. Cette escalade verbale actuelle ne fait qu’isoler davantage la France sur la scène internationale et alimente des ressentiments inutiles.
Les députés appellent les responsables politiques des deux pays à privilégier le dialogue et la raison. Les différends doivent être gérés dans le cadre de la loi et des principes fondamentaux du droit, et non par des déclarations publiques qui exacerbent les tensions.
T. Feriel

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