Conseil de sécurité: Alger appelle à imposer un cessez-le-feu à Ghaza

Le Représentant permanent de l’Algérie auprès de l’ONU, Amar Bendjama, a exhorté le Conseil de sécurité à adopter des mesures fermes pour instaurer un cessez-le-feu à Ghaza, mettant en avant la nécessité de mettre fin aux souffrances des civils palestiniens. Lors d’une réunion consacrée à la crise alimentaire sévissant dans le nord de Ghaza, il a appelé à un engagement immédiat et inconditionnel en faveur du droit international humanitaire.
M. Bendjama a souligné que les précipitations récentes d’organisations humanitaires n’ont pas encore incité la communauté internationale à stopper l’agression en cours. Il a rappelé les propos du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, soulignant que cette situation témoigne de l’échec de la communauté internationale à appliquer des règles universelles.
La situation actuelle, selon le diplomate algérien, n’est pas un simple hasard, mais résulte d’une politique délibérée de privation imposée par les autorités d’occupation. Citant les statistiques de l’ONU, il a précisé qu’en décembre 2023, environ 80 % des habitants de Ghaza souffraient de malnutrition extrême. M. Bendjama a également noté que l’objectif de l’occupation semble être le déplacement forcé des Palestiniens, affirmant que les autorités israéliennes ont déjà déclaré qu’elles empêcheraient le retour des populations déplacées vers leurs foyers dans le nord de Ghaza, une violation des résolutions du Conseil de sécurité, y compris la résolution 2735.
Il a souligné que, malgré les appels internationaux et les mécanismes mis en place, seules 37 camions humanitaires entraient quotidiennement à Ghaza en octobre dernier, bien loin des 500 camions d’aide quotidiennement déployés une année auparavant. De plus, la décision de suspendre les activités de l’UNRWA dans les territoires palestiniens intensifie encore le châtiment collectif infligé à la population de Ghaza.
Enfin, il a condamné les déclarations d’un ministre israélien, selon lesquelles « affamer deux millions de Palestiniens » serait acceptable, appelant le Conseil de sécurité à honorer ses responsabilités morales et juridiques pour protéger les vies en danger à Ghaza, qu’il s’agisse d’enfants, de femmes, de personnes âgées ou d’autres civils.
R.N
