Sonatrach : La diminution de l’empreinte carbone en ligne de mire

Le PDG du Groupe Sonatrach, Rachid Hachichi, a insisté hier sur l’importance de la diminution de l’empreinte carbone. Lors de son intervention, en marge de l’ouverture de la 11e édition du North Africa Energy & Hydrogen Exhibition and Conference (NAPEC), le PDG de Sonatrach a estimé que l’utilisation du gaz naturel pourrait être une solution pour atteindre cet objectif.

« La dépendance aux énergies fossiles a entraîné des répercussions environnementales importantes, le défi étant d’accélérer la mise en place d’un mix énergétique et diminuer l’empreinte carbone ainsi que la recherche de solutions innovantes, pour garantir un avenir énergétique durable », indique-t-il.
Rachid hachichi a aussi appelé à une révision des modèles de production.
« La transition énergétique n’est pas uniquement un choix, mais un défi essentiel, qui nécessite la révision de nos modèles énergétiques, le passage de l’ancien vers le niveau et du non renouvelable vers le durable. Il ne s’agit pas d’un développement technologique seulement mais d’un changement culturel, économique également. Dans ce cadre, nous sommes devant des choix capitaux pour réaliser l’équilibre de la stabilité énergétique et minimiser les effets environnementaux et exploiter les énergies renouvelables pour répondre à nos besoins grandissants en matière d’énergie », a-t-il expliqué, s’interrogeant sur la manière d’«équilibrer entre l’éradication du carbone et les exigences de la sécurité énergétique ».
La compagnie des hydrocarbures, selon son PDG, est en face de plusieurs défis. « Le premier défi est d’assurer l’équilibre énergétique mondial représenté en majorité par les énergies fossiles qui joue toujours un rôle économique et social important dans beaucoup de pays et dans divers secteurs comme les transports, la pétrochimie et l’électricité. Les acteurs de l’énergie œuvrent pour assurer l’approvisionnement en énergie à des prix abordables et se trouvent dans l’obligation de réaliser davantage d’investissements en matière de prospection et de production des hydrocarbures, pour éviter les crises d’approvisionnement qui se répercutent sur les prix », a-t-il précisé.

Les défis de la Compagnie

Il est à signaler que le Groupe énergétique a réalisé d’importants investissements et exécute son plan de développement pour préserver ses capacités de production et œuvrer pour son augmentation afin de répondre à la demande sur le marché local et international, selon les explications de son PDG.
Le deuxième défi est de diminuer l’empreinte carbone, comme a ajouté M. Hachichi. « Nous sommes appelés à confirmer notre engagement envers le climat en trouvant des solutions crédibles pour réduire l’empreinte carbone, notamment dans sa valorisation ou le stockage des énergies renouvelables. Le développement du gaz naturel représente une solution immédiate pour diminuer la dépendance au charbon en industrie et la production de l’électricité, le gaz naturel est disponible et ces prix sont concurrentiels. La majorité des études ont démontré que le gaz naturel fait partie de la feuille de route de plusieurs pays consommateurs qui œuvrent pour atteindre des modèles énergétiques propres. Le développement d’une économie basée sur la transition énergétique est également un défi important qui doit être relevé, l’introduction des énergies renouvelables dans le mix énergétique est au cœur de la politique de Sonatrach », a-t-il souligné.
Des efforts sont en cours dans ce cadre, notamment dans l’énergie solaire. « L’Algérie, riche avec ses ressources solaires, est engagée dans le développement des énergies renouvelables et cible de couvrir une grande production de l’électricité en utilisant l’énergie solaire pour atteindre 15.000 mégawatts à l’horizon 2035 ». Sonatrach, en coordination avec Sonelgaz, œuvre pour l’utilisation de l’énergie solaire dans le fonctionnement des grandes centrales électriques pour diminuer la consommation du gaz naturel et les quantités récupérées seront valorisées soit par leurs exportations ou leur transfert vers l’industrie pétrochimique. « On a également entamé des projets pour la diminution de l’empreinte carbone et du méthane en mettant fin au torchage d’ici 2030 » a-t-il conclu son intervention.
Hamza. B

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