Un projet de domination et d’exploitation: L’histoire sombre de la colonisation française en Algérie

L’histoire de la colonisation française en Algérie n’était qu’un projet de colonisation exploitant fondé sur la répression et le pillage, loin d’être une mission civilisatrice comme prétendait le colonialisme français, a affirmé ce dimanche Dr Farida Kassi, chercheuse en histoire moderne et contemporaine à l’Université Émir Abdelkader des Sciences Islamiques de Constantine. Elle a souligné que, durant son occupation de l’Algérie, la France a commis de nombreux crimes contre l’humanité et des actes de génocide dans plusieurs villages et hameaux, sans oublier les incendies et les massacres, interdits par les conventions internationales.
Lors de son intervention à Radio Algérie depuis Constantine, Dr Kassi a expliqué qu’après l’occupation de l’Algérie par la France le 5 juillet 1830, une politique coloniale méthodique a été mise en œuvre. Celle-ci visait à remplacer les habitants autochtones par des colons français, dans une tentative de déposséder le peuple algérien de ses terres et de son identité.
Elle a évoqué les crimes les plus marquants commis par la France coloniale dès le début de son occupation en 1830. Parmi ceux-ci, le pillage des biens des Algériens, y compris leurs maisons et leurs terres agricoles, ainsi que les atteintes aux lieux sacrés par la transformation des mosquées et des écoles coraniques en églises et en écuries. À cela s’ajoutait une tentative de suppression de l’identité culturelle et religieuse, notamment par l’instauration de tribunaux français visant à abolir la justice islamique. Les terres agricoles furent confisquées et leurs propriétaires dépossédés pour y installer les colons français, réduisant les Algériens au rang de travailleurs et de serviteurs.
Dr Kassi a également souligné que, malgré les slogans trompeurs de justice et d’égalité avancés par la France et sa prétention de diffuser la civilisation européenne, la réalité était marquée par des crimes et des tragédies. Ces atrocités ont atteint leur apogée au XIXe siècle sous la direction du général Bugeaud, qui a mené des campagnes de génocide contre les tribus algériennes, notamment celles qui soutenaient la résistance de l’Émir Abdelkader. De surcroît, les forces d’occupation ne se sont pas contentées de cela ; elles ont incendié et détruit les stocks de grains pour affamer les tribus et affaiblir leur résistance.
R.N

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