Aïn El Beïda 15 ans pour meurtre
Le tribunal criminel d’appel a condamné, cette semaine, B. Tahar, M. Mohamed et M. Ramzy à 15 ans de réclusion pour homicide volontaire avec préméditation sur la personne d’un ressortissant marocain. En première instance, les accusés avaient été condamnés à 20 ans de détention.
La genèse de cette sordide affaire remonte à août 2021 lorsque la police d’Ain El Beida est alertée sur le décès d’un homme qui avait été admis au dispensaire de la localité avec de graves blessures causées par un instrument tranchant. La victime, K.S, un Marocain marié à une Algérienne, avait été évacuée vers le CHU d’Oran où elle est décédée, laissant derrière elle deux enfants.
Selon les déclarations de son épouse, ce jour-là aux environs de 17 heures, sa belle-mère, inquiète, l’avait avertie que des jeunes gens armés étaient vus près de la maison familiale. Plus tard, vers minuit, ces mêmes jeunes étaient revenus et avaient tenté de casser la porte d’entrée pour pénétrer dans le domicile. Selon le même témoignage, ils voulaient s’en prendre à son frère en raison d’un différend concernant un terrain où ces jeunes cherchaient à dissimuler des stupéfiants. Le défunt, qui venait chercher son épouse aux alentours de minuit, est tombé en plein dans la mêlée et a été mortellement agressé par les assaillants. L’épouse a reconnu l’un des agresseurs et a fourni son identité aux enquêteurs. Les investigations ont déterminé l’identité des autres agresseurs présumés.
Au tribunal, les prévenus ont nié toutes les accusations portées contre eux, affirmant que les véritables coupables avaient pris la fuite. Ils ont désigné un certain M.F. Zohier comme celui qui a frappé la victime ; ce dernier avait été condamné en première instance à la peine capitale, tout comme deux autres complices également en fuite.
Le représentant du ministère public a requis 20 ans de réclusion contre les trois accusés jugés.
Zemmouri L.