Meurtre d’un adolescent aux Amandiers : Peine capitale pour les trois assassins
Le tribunal criminel d’appel d’Oran a condamné M. Omar, A.M. Réda et A. Kamel, âgés respectivement de 22, 27 et 43 ans à la peine capitale pour association de malfaiteurs, homicide volontaire et vol.
La genèse de cette affaire remonte au 22 février 2022 dans un bidonville de la cité des Amandiers. Ce jour-là, une mère de famille est rentrée chez elle pour trouver le corps sans vie de son fils, âgé de 15 ans, baignant dans une mare de sang. Elle a immédiatement alerté les services de police qui ont ouvert une enquête après examen de la scène du crime. Les soupçons de la mère éplorée se sont portés vers M. Omar qui avait effectué des travaux de maçonnerie chez elle. Il avait même été mandaté par la mère pour vendre sa maison.
Les investigations menées par la police ont déterminé que ce matin-là, après que la mère eut quitté le domicile en laissant son fils encore endormi, Omar, Réda et Kamel qui surveillaient la maison ont frappé à la porte. L’adolescent leur a ouvert et les a fait entrer sans méfiance car ils avaient l’habitude de venir. A un moment, Omar s’est approché du garçon et lui donné un violent coup de couteau à la gorge alors que ses complices s’employaient à l’étrangler. Réda a ensuite commencé à fouiller les chambres mais n’a trouvé que 20.000 DA dont il s’est emparé.
Au cours du procès, Omar et Réda se sont renvoyé les accusations de meurtre. Tous les deux ont admis avoir été sur les lieux mais aucun n’a reconnu le crime. Omar a reconnu son intention de voler en expliquant qu’il se trouvait sous l’effet de psychotropes. «C’est Réda qui a tué le garçon», lancera-t-il. Ce que son complice niera avec véhémence : «Je n’ai fait que prendre l’argent que j’ai trouvé au moment où Omar se trouvait seul avec la victime. C’est lui qui l’a tuée». Quant au troisième accusé, il réfutera toutes les charges, en soutenant qu’il ne se trouvait même pas dans la maison en question au moment des faits.
Soulignant l’extrême gravité des faits, le représentant du ministère public a requis la peine capitale contre les trois accusés. La défense des deux principaux accusés a plaidé les circonstances atténuantes alors que celle du troisième prévenu a défendu la non-culpabilité.
Zemmouri L.
