3.628 morts sur les routes en 2023: Vers la criminalisation des infractions de 4ème degré ?

Au cours de l’année précédente (2022-2023), 24 751 accidents de la circulation ont été enregistrés qui ont fait 33 995 blessés et 3 628 morts. Une facture exorbitante en vies humaines et drames familiaux, résultat d’un ensemble de facteurs conjugués dont les infractions au Code la route.
Ce sont là, les chiffres communiqués, hier, par Ahmed Nait El Hocine, directeur général à la Délégation nationale à la sécurité routière relevant du ministère de l’intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, lors de son passage à l’émission L’invité de la rédaction de la chaine 3 de la Radio algérienne.
De son avis, il est devenu, en effet, nécessaire de revoir de nouveau certaines dispositions du Code de la route pour « nous permettre de mieux assurer nos missions », a-t-il tenu à préciser ajoutant qu’il « est notamment question de durcissement de la loi dans le sens de la criminalisation de certaines infractions qui étaient en 4ème classe, notamment les grands excès de vitesse et les manœuvres dangereuses délibérées mettant en danger la vie d’autrui ».
Pour rappel, les amendes de quatrième degré « sont au minimum estimées à 5.000 DA comprennent 30 cas tels que la conduite en sens interdit, le non-respect de l’arrêt au stop, le franchissement d’une ligne continue et l’utilisation manuelle du téléphone portable ainsi que le dépassement de la vitesse autorisée de 20 à 30 % ». Aussi, il « est puni d’une amende de 10.000 à 50.000 DA, tout conducteur qui aura fait dépassement de 30% des vitesses règlementaires autorisées », conformément à l’article 79 du code de la route.
Synthèse R.N

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