Narcotrafic: L’affaire des 18 kg de cocaïne devant les juges

Le procès de l’affaire de plus de 18 kg de cocaïne gérée par le baron «Baghrira» a été renvoyé devant le tribunal criminel. Les faits marquants de cette affaire remontent au 30 mars 2024, aux environs de 10 h, lorsque A. Isaam a été intercepté par les services de la Gendarmerie nationale sur l’autoroute Est-Ouest, précisément au niveau du barrage fixe de Mohammadia. Le suspect se trouvait alors à bord d’un véhicule en provenance d’Oran et se dirigeait vers Alger.

La fouille minutieuse de la Peugeot, dont l’aspect paraissait suspect, a permis aux gendarmes de constater que des travaux de dissimulation structurels avaient été menés au niveau des sièges.
Après un contrôle rigoureux du véhicule, il s’est avéré que ce dernier était administrativement enregistré au nom d’un certain Aouni.
La fouille approfondie de l’habitacle a permis aux gendarmes de saisir 15 plaquettes de drogue dure représentant un poids total de 16,550 kg. Interrogé sur le champ, le mis en cause passera rapidement aux aveux, donnant le nom de la personne qui l’avait contacté par le biais de l’application Messenger pour organiser le transport de cette drogue dure.
Il s’agit d’un individu prénommé Adel, lequel se trouve actuellement à Dubaï et utilise deux comptes Facebook pour ses activités.
Le prévenu a précisé que ce dernier lui avait demandé de se rendre à Oran afin de récupérer le véhicule et de le convoyer vers la capitale pour de 100 millions de centimes.
Ayant accepté la proposition, il démarrera vers minuit de la ville de M’sila en direction d’Oran, à bord d’une voiture de type Dacia Logan en compagnie d’un ami appelé Sabeur. Une fois arrivé sur Oran, selon les dires du premier mis en cause, Adel le contactera par Messenger pour lui fixer un rendez-vous définitif.
Il devait alors récupérer la voiture Peugeot tout en recevant le numéro de téléphone de l’individu qui devait lui remettre les clés. Le rendez-vous fut fixé au rond-point Pépinière ; là, il récupéra la Peugeot et chacun d’eux prendra alors un chemin différent.
Il ajoutera qu’il ne connaissait pas personnellement l’individu qui lui a remis la voiture à Oran. Quant au fameux Adel, il déclarera le connaître depuis 2013 et avoir travaillé plus d’une fois avec lui dans le transport des stupéfiants. Un transport qu’il effectuait régulièrement avec deux autres complices : B. Nasreddine, appelé « Roki », et Ch. Abdennour, résidant à Ouled Darej.

Filière internationale

Il ajoutera qu’il connaît parfaitement les personnes travaillant pour le compte d’Adel et les citera nommément aux gendarmes. À ce moment de l’audition, il désignera le baron de la drogue qui active depuis le Maroc : le fameux Baghrira.
Il faut savoir que les éléments de ce réseau impliqués derrière ces près de 17 kg de drogue sont, dans une grande majorité, originaires de M’sila et d’autres localités de l’est du pays.
De même, on doit noter la présence de deux femmes qui activent directement avec ces trafiquants.
Il citera également un certain « Orangina », spécialisé dans le change de devises et la récupération des bénéfices générés par ce trafic illicite.
Toutefois, très vite, il changera de version en déclarant qu’il devait juste se déplacer pour finaliser l’achat de la voiture à bord de laquelle se trouvait la cocaïne.
D’un autre côté, la fouille de la maison d’un autre mis en cause, un certain R.R.A. dit « Dou el Foukar», résidant à Belgaïd et cité par ses pairs, a permis la saisie de deux quantités de cocaïne supplémentaires de 1121 grammes et 1131 grammes.
Suite à son arrestation, ce dernier fera des déclarations fracassantes sur le fameux Baghrira, originaire du quartier de Gambetta, qui a fui le pays au lendemain de la saisie d’une importante quantité de cocaïne introduite à Oran par voie maritime.
Ce mis en cause gère ce trafic depuis le Maroc. Notons que dans la majorité des dossiers de cocaïne cités à Oran, son nom brille dans les arrêts de renvoi. Suite à la saisie de cette quantité globale dépassant les 18 kg, près de 500 grammes de bijoux en or ont également été saisis.
Il importe enfin de souligner que, selon les déclarations de ce mis en cause, il avait stocké chez lui, sous les ordres directs de Baghrira, une quantité colossale de 50 kg de cocaïne par le passé.
Zemmouri L.

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