Jobs d’été Pour quelques dinars de plus

Avec l’avènement des vacances d’été, de nombreux adolescents, parfois même des enfants, exercent de menus travaux, même si cela peut paraître anodin pour certains adultes qui estiment qu’il vaut mieux les responsabiliser dès leur jeune âge. Ces occupations ne sont pas sans danger et mettent parfois leur sécurité et santé en péril.

En effet, avec la vente des mouchoirs, lingettes ou encore sachets en plastique sur les voies publiques, ces vendeurs juvéniles n’hésitent pas à se faufiler entre les voitures pour tenter de vendre quelque chose. Si certains activent en plein ville, d’autres ont choisi le bord de mer et ils sont nombreux à déambuler avec des plateaux de beignets, crêpes et autres sandwichs essayant d’écouler leur marchandises. Alors que d’autres, plus ancien dans ce monde du travail, ont des places bien précises au niveau de marchés et c’est sur une table de fortune ou sur de simple cartons qu’ils exposent leurs marchandises. D’autres ont, par voie d’intermédiaire, trouvé des menus travaux dans la collecte de plastique, du pain rassi et des déchets ferreux, sachant qu’avec les opérations de relogement plusieurs assiettes de vieux bâtis sont devenu un paradis pour ces jeunes. Ils ramassent tous ce qui peut être récupérable entre plastique, plomb et cuivre. Ils revendent par la suite ces objets récoltés à une vraie mafia qui les gèrent en leur donnant quelques miettes. Tout cela se fait chaque jour en s’exposant à de graves dangers, sachant que le législateur algérien a bien défini le monde du travail. Mais voila, les enfants continuent à être exploités dans les pires activités. Interrogés, ils nous confient, pour certains, qu’ils ne sont pas en déperdition scolaire, mais que leur famille ne peut leur offrir toutes les commodités d’une vie normale. Alors qu’en est-il des vacances ? « Il s’agit d’un mot que nous avons banni de notre vocabulaire. On fait ce que l’on peut pour arriver à avoir de l’argent, on travaille même si on sait que l’on est exploité par des adultes. On tente toutefois d’émerger pour arriver au moins à survivre », répondent-ils. Un jeune garçon, scolarisé en classe moyenne, nous confiera qu’il aide ses parents avec l’argent gagné et se paye quelques commodités telles des vêtements ou encore des journées à la plage. Mais le plus surprenant, c’est lorsqu’ils vous disent qu’ils économisent quelques sous pour la rentrée scolaire. « Je sais d’avance ce que mes parents peuvent m’offrir, ajoutant qu’il a compris que la seule alternative pour avoir une vie descente dans la société est de disposer d’un bagage universitaire », explique-t-il. Si cet adolescent réfléchit et pense ainsi, programmant même son avenir, d’autres, par contre, ne le font pas et la seule chose qui compte pour eux c’est de survivre au quotidien, surtout s’ils sont sous l’emprise de personnes plus âgés qu’eux et qui leur font miroiter le gain facile. Ils peuvent facilement basculer de la vente de sachets en plastiques ou mouchoirs en papiers au deal des stupéfiants.
Zemmouri L.

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