Attaque terroriste orchestrée par une coalition internationale : Que se passe-t-il en Syrie ?

La politologue et analyste syrienne Mays Kreidi a déclaré que la Syrie subit actuellement une invasion orchestrée par une armée internationale de terroristes, soutenue par le régime sioniste et les services de renseignement ukrainiens, avec l’aval de la Turquie et une implication manifeste des États-Unis.

Ces derniers nient pourtant toute participation de leur coalition internationale dans les récentes attaques ayant visé plusieurs grandes villes du nord de la Syrie, notamment Alep, Idleb et Hama.
Lors de son intervention à l’émission « Invité de l’Internationale » diffusée sur Radio Algérie Internationale, Kreidi a affirmé que ces événements ne résultent pas d’une action de l’opposition armée syrienne, mais bien de groupes armés restants, comptant entre 20 000 et 30 000 combattants. Ces factions sont soutenues par des puissances internationales pour affaiblir l’État syrien, en représailles à son soutien historique à la cause palestinienne et à la résistance, et pour tenter de l’éloigner de la Russie et de ses alliés afin de l’intégrer dans un projet sioniste au Moyen-Orient.
« Ce qui se passe aujourd’hui est une extension de la guerre d’extermination menée dans la bande de Ghaza. Depuis le début de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa », le territoire syrien a été quotidiennement bombardé par l’aviation et les missiles du régime sioniste. Ces attaques, accompagnées de menaces explicites de Netanyahu et des États-Unis, visent à entraîner la Syrie dans une guerre ouverte et à garantir au régime sioniste une victoire stratégique dans la région », a-t-elle souligné.
Kreidi a rappelé que Benjamin Netanyahu a affirmé à plusieurs reprises que « notre bataille a commencé à Ghaza, s’est poursuivie au Liban, et aujourd’hui c’est au tour de la Syrie ». Selon elle, cette campagne s’appuie sur des terroristes et des mercenaires affiliés à des groupes armés tels que « Hay’at Tahrir al-Sham », dirigé par Al-Julani. Ces actions ont semé la panique parmi les habitants des zones ciblées, notamment à Alep, en guise de punition pour les positions patriotiques du président Bachar al-Assad et son soutien à la résistance en Palestine et au Liban.
En ce qui concerne l’armée syrienne, l’analyste a déclaré que « le peuple syrien continue de faire confiance à son armée, qui paye un lourd tribut depuis 13 ans. C’est la seule institution sur laquelle nous pouvons compter, même si nous manquons d’informations précises sur les tactiques et les moyens actuellement déployés pour contrer ces attaques. »
Elle a également dénoncé la violation des accords de désescalade, qui avaient été conclus entre l’État syrien et certains groupes terroristes sous la médiation de puissances internationales. « Ces attaques, soutenues par Israël, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et récemment l’Ukraine, montrent que la Syrie doit continuer à compter sur ses alliés pour résister et déjouer ce projet atlantiste. »
Pour conclure, Mays Kreidi a insisté sur le fait que le destin de la Syrie reste celui de la lutte et de la confrontation. Avec ses alliés, elle doit mobiliser toutes ses ressources pour repousser ces attaques et préserver sa souveraineté face à des tentatives répétées de la fragiliser et de l’isoler sur la scène internationale.

R.I

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