Hassi Bounif : 7 ans de prison pour trafic d’ecstasy

Le tribunal criminel d’Oran a jugé deux personnes impliquées dans un trafic de stupéfiants au sein d’un groupe criminel organisé et blanchiment d’argent. L’une d’elle a été condamnée à sept ans de prison alors que la seconde a été acquittée.
Les faits de cette affaire remontent au 9 avril 2024 lorsque les éléments de la 2e Région militaire ont été alertés sur les activités criminelles présumées de D.M., qui stockerait des stupéfiants au niveau de son domicile à haï Emir Abdelkader, dans la commune de Hassi Bounif.
L’enquête ouverte a permis de vérifier les informations reçues et d’interpeller le suspect à son domicile en compagnie d’un certain B.B. La perquisition de la maison a permis la saisie d’une centaine de comprimés d’ecstasy.
Confronté à ces faits, D.M., reconnaitra activer depuis 2023 au sein d’un groupe dirigé par H.M., depuis. Il ajoutera que B.B., et son frère B.L., faisaient également partie de ce réseau de narcotrafic. Il expliquera que son rôle consistait à stoker les stupéfiants dans son domicile pour les commercialiser par la suite. Il ajoutera qu’il était constamment en contact avec H.M., et qu’il se fournissait chez un certain H. Dj. Concernant les comprimés d’ecstasy saisis, il dira que son complice B.B., les avait récupérés la veille auprès du fournisseur.
A la barre du tribunal criminel, l’accusé changera radicalement ses déclarations. Il n’est plus question de réseau, de fournisseur ou de complices. Il affirmera que les psychotropes saisis lui appartiennent, qu’il les avait trouvés par le plus grand des hasards niveau du cimetière chrétien de Hassi Bounif. Il déchargera par la même occasion B.B., en affirmant qu’il ne savait rien du trafic auquel il s’adonnait à son domicile. Il innocentera par la même occasion tous ceux qu’il avait cités dans ses premières déclarations. De son côté, B.B., qui avait également fait des aveux lors de l’enquête, rejettera toutes les accusations portées contre lui, en disant qu’il connaissait D.M., mais qu’il n’était en aucun cas impliqué dans le trafic de stupéfiants. Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public requerra dix années de prison ferme contre les deux mis en cause. Quant à la défense, celle de D.M., a plaidé les circonstances atténuantes pour son client en expliquant qu’il avait été attiré par le gain facile et qu’il voulait améliorer ses conditions de vie. Quant à l’avocat de B.B., il plaidera la non-culpabilité de son mandant en disant que son client s’est trouvé au mauvais endroit, au moment où il a été arrêté.
Zemmouri L.

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