Il était en fuite lors du procès en 2016 : 20 ans de réclusion pour trafic de drogue

Le tribunal criminel d’Oran a condamné B. Rachid à 20 ans de réclusion pour trafic de stupéfiants dans une affaire qui remonte à février 2016, lorsque trois frères et leur mère avaient déjà été jugés et condamnés à la même peine. Rachid se trouvait lui en état de fuite.
Le 1er février 2016, un camion pris en filature à sa sortie de Maghnia a été intercepté à un barrage sur l’autoroute Est-Ouest à hauteur de Sig. Trois personnes se trouvaient à bord : M. Karim, sa mère B. Dahbia, et un de ses frères. La fouille du camion a permis aux gendarmes de saisir 845 kg de kif. La mère, qui avait tenté de fuir, a été rattrapée, tandis que le premier accusé a reconnu les faits. Un troisième frère a été arrêté plus tard alors qu’il servait d’éclaireur dans une voiture légère.
Confrontés aux preuves, les trois frères ont reconnu les accusations. M. Karim a fourni plus de détails, affirmant être impliqué dans le trafic depuis des années et utilisant le commerce de vaisselle entre El Eulma et Maghnia comme couverture. Il a également révélé le nom d’un autre trafiquant de Maghnia, qui a été arrêté, tandis que deux autres sont restés en fuite. M. Karim a affirmé recevoir jusqu’à 200 millions pour un seul transport de kif, qu’il devait acheminer jusqu’à Oued Souf. Ces faits ont été vérifiés notamment grâce aux appels téléphoniques échangés entre les deux villes frontalières Est et Ouest.
M. Karim qui était recherché avait pris l’identité de son frère décédé pour circuler librement. Il a même contracté un mariage avec cette fausse identité, et toute sa famille était au courant de la supercherie.
Pendant l’enquête, une perquisition a été menée au domicile des accusés à Blida, ce qui a permis de saisir 12 voitures et une importante somme d’argent évaluée à environ 3 milliards, selon les déclarations des mis en cause.
Le prévenu avait par ailleurs donné ses complices, dont B. Rachid, qui s’occupait, d’après lui, avec un autre prévenu d’aménager des caches dans les camions pour le transport de stupéfiants.
Lors de son procès, B. Rachid a nié les faits retenus contre lui, expliquant qu’un litige l’opposait à M. Karim à propos d’une alliance qu’il avait refusée. Cette déclaration n’a pas convaincu le représentant du ministère public, qui a requis la perpétuité contre lui. La défense de B. Rachid a plaidé la non-culpabilité, soulignant qu’il n’avait jamais été arrêté en possession de stupéfiants et qu’aucune preuve tangible n’avait été retenue contre lui.
L. Zemmouri

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