Tribunal d’appel : Trois personnes jugées pour vente de cocaïne
Trois personnes ont comparu devant le tribunal d’appel d’Oran la semaine passée pour répondre des accusations de détention et commercialisation de stupéfiants et de boissons alcoolisées.
En première instance, deux des prévenus avaient été condamnés à cinq ans de prison ferme tandis que le troisième, un policier, avait été acquitté. Lors du procès en appel, le procureur de la République a requis une aggravation de la peine pour les deux premiers et la condamnation à la prison ferme du policier.
L’affaire remonte à la mi-janvier de cette année, suite à des informations sur un trafic de drogue dure dans le quartier de Saint-Pierre. Une perquisition a été effectuée au domicile d’un suspect qui a abouti à la saisie de 10 grammes de cocaïne, dissimulés dans la poche du pantalon du fils mineur du suspect, une balance électronique portant des traces de cocaïne et 120 canettes de bière.
Le principal mis en cause a reconnu que la drogue et les boissons alcoolisées lui appartenaient et qu’il s’apprêtait à les vendre. Il a déchargé les deux autres mis en cause, qui se trouvaient en sa compagnie lors de la perquisition, affirmant qu’ils n’étaient que des connaissances. Le second mis en cause, un maçon, a déclaré qu’il effectuait des travaux dans la maison et ignorait tout du trafic de drogue. Le troisième suspect, un policier, a fait les mêmes déclarations, affirmant n’avoir aucun lien avec le principal accusé.
Devant la cour d’appel, le principal mis en cause a tenté de décharger son jeune fils, affirmant que la marchandise saisie lui appartenait. Les deux autres mis en cause ont continué de nier les faits. La défense du principal prévenu a plaidé les circonstances atténuantes, tandis que celle des deux autres a plaidé la non-culpabilité, arguant que leur présence dans la maison ne constituait pas une preuve tangible.
Le verdict a été mis en délibéré.
Zemmouri L.
