Tensions avec le Mali :Les organisations nationales dénoncent Bamako

Face aux récentes accusations portées par le gouvernement de transition malien et l’Union des États du Sahel contre l’Algérie, plusieurs organisations nationales ont exprimé, ce samedi, leur soutien ferme et inconditionnel aux autorités algériennes et dénoncé « une escalade injustifiée et dangereuse ».
L’Organisation nationale des enfants de chouhada a ainsi dénoncé « une tentative désespérée d’exporter les crises internes maliennes », saluant la position inébranlable de l’Algérie, reconnue pour son engagement pacifique et ses principes diplomatiques constants.
De son côté, l’Organisation nationale des journalistes algériens a fustigé « les propos hostiles et irresponsables » de Bamako, les qualifiant de « manœuvre vouée à l’échec » visant à ternir l’image d’un pays qui a toujours œuvré pour la stabilité de la région.
L’Académie de la jeunesse algérienne a, pour sa part, dénoncé une « tentative de diversion grossière », tout en exprimant sa profonde déception face au soutien affiché du Niger et du Burkina Faso à ce discours conflictuel, au détriment de la voie pacifique défendue par Alger.
Les mouvements étudiants ont également pris position. L’Organisation nationale des étudiants libres et l’Organisation de solidarité estudiantine ont exprimé leur rejet catégorique de toute ingérence étrangère, appelant à l’unité nationale pour contrer ces provocations.
La Machiakha générale de la Tariqa Qadiriya en Algérie et à travers toute l’Afrique a rappelé que l’avenir de la région réside dans la coopération, l’intégration et l’unité non dans la division et la soumission à des volontés étrangères qui refusent de voir une Afrique forte, unie et en paix, a indiqué, hier, son communiqué.
« Ces graves contrevérités traduisent une perte manifeste de légitimité et une déconnexion totale avec la réalité régionale et internationale », a souligné la confrérie qui a exprimé sa « vive dénonciation face à ces allégations fallacieuses qui ont pour but de porter atteinte à l’Algérie et remettre en cause ses positions constantes sur les questions de voisinage et de paix dans la région du Sahel ».
Ce discours hostile « révèle la volonté du Gouvernement de transition au Mali à se soumettre aux injonctions de parties occultes qui cherchent à transformer la région du Sahel en un terrain de rivalité et de confrontation entre des puissances étrangères au détriment de la stabilité et de l’unité des peuples de la région », a ajouté la même source.
Dans ce contexte, le guide spirituel de la Tariqa Qadiriya, le Cheikh El Hassan Hassani a réaffirmé « son soutien et son adhésion totale aux décisions de l’Etat algérien qui a toujours assumé son rôle historique dans la défense des peuples opprimés, la préservation de la paix et de la sécurité régionales, ainsi que la lutte constante contre le terrorisme ».
L’appel de la Tariqa Qadiriya
« Nous renouvelons notre soutien inconditionnel aux décisions souveraines de l’Etat algérien et à son Armée nationale populaire, digne héritière de l’Armée de libération nationale, qui constitue un rempart solide face à toute menace dirigée contre la nation », a-t-il affirmé.
Face à ces agissements, la Machiakha générale de la Tarika Qadiriya a appelé le peuple algérien à « davantage de cohésion, d’unité et de mobilisation derrière les institutions de l’Etat, tout en faisant preuve de vigilance face aux campagnes de désinformation ciblant la sécurité et la stabilité de notre pays ».
Elle a adressé également « un appel fraternel aux frères maliens, aux pays du Sahel ainsi qu’à l’ensemble des peuples du continent africain, afin qu’ils fassent preuve de conscience politique et de vigilance face à ces manœuvres visant à déstabiliser l’ensemble de la région en attisant les divisions et les conflits au service d’agendas qui ne reflètent nullement les intérêts de nos peuples ».
Quelques heures plus tôt, et dans un communiqué diffusé ce vendredi, l’Amenokal d’Ahaggar et Tamesna, le moudjahid Ammad Mustapha, a condamné avec vigueur les récentes accusations portées contre l’Algérie par le Gouvernement de transition du Mali, qualifiant ces démarches de « manœuvres désespérées » destinées à masquer l’échec du pouvoir en place à Bamako.
S’exprimant au nom des notables, chefs tribaux, anciens combattants de l’Armée de libération nationale (ALN) et associations civiles des zones frontalières, Ammad Mustapha a fustigé une série « d’agissements hostiles persistants », estimant qu’ils ne visaient qu’à détourner l’attention de la grave crise sécuritaire et politique que traverse le Mali depuis le coup d’État.
« Ces accusations irresponsables ne sont qu’un reflet des intentions malveillantes de la junte putschiste, qui cherche à porter atteinte à la souveraineté de l’Algérie », a-t-il déclaré.
Il a également tenu à réaffirmer le soutien inconditionnel de la communauté d’Ahaggar et Tamesna aux institutions de l’État algérien, notamment au président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et à l’Armée nationale populaire (ANP), saluant leur rôle central dans la préservation de la paix et de la stabilité du pays.
Dans cette même déclaration, Ammad Mustapha a salué la décision du ministère des Affaires étrangères de rappeler les ambassadeurs d’Algérie au Mali et au Niger, tout en reportant la prise de fonctions du nouvel ambassadeur à Ouagadougou. Il a qualifié cette démarche de « juste et souveraine », s’inscrivant dans la défense des intérêts et de la sécurité nationale de l’Algérie.
Ch.G
