Industrie automobile: Le véhicule électrique «Made in Algeria» sera produit en 2025

Après la présentation du prototype en avril dernier par le Centre de Recherche en Technologies Industrielles (CRTI), le véhicule électrique «Made in Algeria» sera produit en 2025. C’est ce qu’a annoncé, hier, le Professeur Mohamed Bouhicha, Directeur Général de la Recherche Scientifique au ministère de l’Enseignement Supérieur.
«Un consortium constitué par le CRTI et des industriels va produire le premier véhicule électrique à partir de l’année prochaine», a déclaré le Pr. Bouhicha lors de son passage dans l’émission «L’Invité de la Rédaction» de la chaîne 3 de la Radio algérienne.
Pour rappel, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari avait donné, en avril 2023, à Alger, le coup d’envoi du projet de fabrication de la première voiture électrique Made in Algeria par des experts du CRTI. Il avait déclaré, lors d’une visite de travail et d’inspection au siège du Centre à Cheraga, que « le premier prototype de la voiture électrique Made in Algeria est pratiquement prêt », soulignant que « l’opération de conception de la structure, de la batterie et du moteur a été finalisée par de jeunes compétences algériennes ».
Il a, à ce propos, ajouté que la date de lancement du prototype finalisé de cette voiture sera fixée dans « les plus brefs délais », mettant en avant le rôle du CRTI qui consiste à « proposer un prototype fini aux entreprises de réalisation et les accompagner dans l’opération de fabrication de la première voiture électrique 100% algérienne ».
En plus du secteur automobile, les centres de recherche et les différents laboratoires relevant du ministère de l’Enseignement Supérieur développent des inventions pour «pratiquement tous les secteurs», a fait savoir le Professeur Bouhicha qui a précisé, toutefois, que «la priorité est accordée aux secteurs stratégiques, à savoir la sécurité alimentaire, les énergies renouvelables et la santé des citoyens».
Selon le représentant du ministère de l’Enseignement Supérieur, une cinquantaine de recherches ont d’ores et déjà été communiquées aux différents secteurs en vue de les rentabiliser. Il a cité, entre autres, les innovations proposées au secteur de l’agriculture visant à améliorer la conservation des céréales et à sélectionner les meilleures semences résistantes aux changements climatiques. Pour le domaine de la santé, les centres de recherches ont proposé des dispositifs de prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC) et des modèles robotisés permettant de suivre les malades.
L’invité de la Chaîne 3 a déploré, par ailleurs, le manque d’implication des entreprises dans le développement de la recherche scientifique et l’absence d’intérêt des investisseurs pour les produits proposés par les chercheurs. «C’est pour cette raison que nous encourageons, aujourd’hui, nos chercheurs à créer leurs propres entreprises et développer des produits finis qui constitueront une valeur ajoutée à l’économie nationale», a-t-il indiqué.

Bouton retour en haut de la page