Affaire des 87.000 comprimés de prégabaline : Le procès en appel reporté de nouveau
L’affaire des 87.000 comprimés de prégabaline a de nouveau été reportée par le tribunal criminel d’appel d’Oran. Il s’agit du troisième renvoi consécutif, dû à l’absence de plusieurs accusés, initialement condamnés en première instance, mais non transférés à temps vers la wilaya d’Oran depuis d’autres établissements pénitentiaires. Ce nouveau report a suscité la colère de certains mis en cause, qui espérait que la Cour tranche enfin cette affaire très médiatisée.
Les faits remontent à la nuit du 23 au 24 mai 2022. Les services de sécurité avaient reçu des informations sur un vaste réseau de trafic de psychotropes, dirigé par un dénommé S.B. Basé à Belgaïd, ce réseau s’apprêtait à transporter une grosse cargaison de prégabaline 300 mg, entre Ouargla et Oran, à bord d’un véhicule utilitaire frigorifique de marque KIA.
Grâce à des recherches rapides, S.B. est repéré et arrêté à l’est de Belgaïd vers 2h du matin, alors qu’il s’apprêtait à monter dans une Mégane, en compagnie de son épouse M.L.
Lors de son interrogatoire, il révèle que son cousin B. Dj. devait convoyer la marchandise avec un chauffeur à bord du véhicule frigorifique. Alertés, les services de sécurité, en coordination avec les douanes, mettent en place une opération d’interception.
Vers 3h30 du matin, le véhicule est arrêté sur l’autoroute Est-Ouest, au niveau du rond-point de Sig. Alors que le chauffeur, L.A., est interpellé, la fouille permet de mettre la main sur 87.000 comprimés de prégabaline 300 mg.
Lors du procès de première instance, les principaux accusés ont été condamnés à 12 et 15 ans de réclusion pour trafic de psychotropes, usurpation d’identité, et faux et usage de faux.
D’autres prévenus, jugés uniquement pour falsification de documents, ont écopé de 1 à 4 ans de prison ferme, tandis que quatre accusés ont été acquittés.
L’audience en appel reste donc en suspens, en attendant le transfert effectif de tous les prévenus. Le tribunal d’Oran espère pouvoir clôturer l’affaire lors de la prochaine audience.
Zemmouri. L