Dissolution de l’Agex: Une décision qui fait l’unanimité

À l’occasion de la dernière rencontre d’affaires présidée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, la dissolution de l’ancienne agence Algex et son remplacement par deux nouvelles entités spécialisées dans l’importation et l’exportation a été saluée par les opérateurs économiques. Parmi eux, Redha Hechlaf, vice-président du Conseil pour le renouveau économique algérien (CREA), y voit un tournant structurant pour le commerce extérieur et l’industrie nationale.
Présent à l’émission « L’Invité du jour » sur la chaîne 3 de la Radio, M. Hechlaf s’est félicité de cette décision, y voyant une réponse directe à de nombreuses critiques formulées depuis plusieurs années à l’égard d’Algex.
« Cette agence, censée promouvoir le produit national à l’international, s’est souvent révélée contre-productive », affirme-t-il. Selon lui, Algex souffrait d’un manque criant de compréhension du marché et faisait l’amalgame entre les importations nécessaires à la production industrielle et celles destinées à la revente en l’état.
Selon lui, ces dysfonctionnements ont contribué à accroître les coûts, diminuer la productivité et retarder le développement du tissu industriel.
Au-delà des questions d’import-export, le vice-président du CREA plaide pour un changement de modèle économique : « Il faut encourager nos importateurs à devenir des industriels. La véritable valeur ajoutée réside dans la production locale. »
Pour illustrer ses propos, il cite l’évolution de la contribution du secteur industriel au PIB national, passée de 3 % en 2019 à 7 % aujourd’hui. L’objectif est d’atteindre les 12 % dans les prochaines années.
Ch.G

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