Face à la flambée des prix du poisson: La mini-sardine envahit les étals

Dans les marchés populaires d’Oran, la sardine est en train de changer de visage.
Depuis plusieurs semaines, les habitués des poissonneries du quartier El Hamri, de Gambetta ou de la Bastille découvrent une nouvelle venue : la mini-sardine. Proposée à un prix avoisinant les 700 dinars le kilo, cette petite prise attire l’attention des consommateurs, à l’heure où la sardine dite «normale» flirte avec les 2000 dinars dans plusieurs points de vente. Dans une ville où le poisson constituait autrefois une base de l’alimentation populaire, ce changement soulage le porte-monnaie… mais inquiète les spécialistes.
Les pêcheurs, eux, se défendent. Coincés entre des rendements en baisse et une pression économique croissante, certains avouent ramener ce qu’ils trouvent. « On ne pêche pas des petits poissons par plaisir », confie un marin du port d’Oran. « C’est ça ou rentrer bredouille. »
Ainsi, à Oran, la mini-sardine est devenue bien plus qu’un produit de substitution : elle incarne le déséquilibre d’un marché halieutique qui vacille, entre nécessité immédiate et avenir incertain. Tant que des décisions fermes ne seront pas prises, elle restera ce poisson silencieux, témoin d’un littoral en péril.
O.A Nadir

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