Carte incluant le Sahara occidental : La FIFA dit non au Maroc

Au contraire de la CAF sous emprise de Lakjaa, la Fédération internationale de football (FIFA) a une nouvelle fois opposé un refus catégorique aux tentatives du régime marocain d’imposer une carte incluant le Sahara occidental comme partie intégrante de son territoire.
Cette décision, en conformité avec le droit international, marque un nouveau revers pour les ambitions expansionnistes du Makhzen.
Dans un article publié par le site espagnol El Independiente, le journaliste Francisco Carrion a dénoncé la tentative du Maroc de manipuler la présentation de son dossier en incluant le Sahara occidental dans ses frontières. Lors de la publication du rapport technique d’évaluation des candidatures à la Coupe du Monde 2030, la FIFA a refusé d’adopter cette carte et a opté pour celle qui distingue clairement le territoire marocain du Sahara occidental, en conformité avec les résolutions des Nations unies.
Cette initiative marocaine, qui vise à légitimer une souveraineté revendiquée sur le Sahara occidental et ses ressources, est jugée contraire aux principes du droit international. L’ONU considère toujours ce territoire comme non autonome, en attente de décolonisation, rappelle l’article.
Ce n’est pas la première fois que la FIFA rejette une tentative similaire du Maroc. Le rapport technique publié récemment s’inscrit dans cette continuité, affirmant une nouvelle fois le respect des frontières internationalement reconnues.
Des sources de la Fédération royale espagnole, consultées par El Independiente, ont confirmé que cette question, parmi d’autres liées à la candidature conjointe Espagne-Portugal-Maroc pour la Coupe du Monde 2030, a été débattue au sein des instances de la FIFA.
La décision de l’instance footballistique dirigée par Infantino intervient dans un contexte où d’autres organismes internationaux ont récemment réaffirmé le statut distinct du Sahara occidental. En octobre dernier, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a annulé des accords commerciaux entre l’Union européenne et le Maroc concernant la pêche et l’agriculture, soulignant qu’ils avaient été conclus sans le consentement du peuple sahraoui, en violation des principes d’autodétermination. De plus, la CJUE a statué que les produits originaires du Sahara occidental doivent être explicitement identifiés comme tels et non comme provenant du Maroc, confirmant une fois de plus que le Sahara occidental bénéficie d’un statut propre et distinct, selon le droit international.
M. Salah
