Trafic de 49 quintaux de kif : Condamné à 10 ans de prison ferme, il est acquitté en appel

Jugé ce dimanche par le tribunal criminel d’appel d’Oran, N. Ahmed, accusé dans la retentissante affaire des 49 quintaux de kif saisis à Chteibo en juin 2014, a été acquitté, malgré une réquisition de 20 ans de réclusion criminelle prononcée par le représentant du ministère public. En première instance, le prévenu avait été condamné à dix années de prison.
L’affaire remonte au 6 juin 2014, lorsque les services de la sûreté de wilaya d’Oran, agissant sur renseignements, localisent un important trafiquant de drogue recherché, décrit comme proche de Zendjabil, surnommé le «Pablo Escobar algérien». Mis sous surveillance, l’individu est observé entrant dans un hangar loué à Chteibo, ce qui déclenche une intervention des forces de l’ordre.
Lors de la perquisition, les policiers découvrent 49 quintaux de kif prêts à être chargés dans un camion, la marchandise étant dissimulée sous des planches de bois.
Interpellé sur place, B. Abdelkader, principal suspect, passe aux aveux et livre plusieurs noms de complices présumés. Parmi eux, un policier en poste à Chlef est cité. Arrêté à son tour, celui-ci nie toute implication, malgré les déclarations initiales de Abdelkader affirmant qu’il l’aurait aidé à se procurer une arme à feu et des munitions, propos qu’il finira par retirer.
Les enquêteurs saisissent également plusieurs documents administratifs falsifiés – cartes d’identité et cartes grises portant sa photo mais sous d’autres noms. Il déclare les utiliser pour circuler discrètement.
Les investigations permettent d’identifier onze autres suspects. Huit seront arrêtés, tandis que trois resteront en fuite.
C’est au cours de l’instruction que le nom de N. Ahmed est mentionné, notamment en lien avec son frère N. Slimane, membre présumé du réseau, en fuite depuis l’éclatement de l’affaire. Il sera jugé et condamné à 10 ans de prison ferme.
Devant le tribunal d’appel, N. Ahmed nie catégoriquement les accusations, affirmant ne plus avoir de contact avec son frère depuis 23 ans.
La défense a plaidé la non-culpabilité, soulignant l’absence de preuves matérielles contre l’accusé. Bien qu’il ait été cité dans l’affaire, aucun élément concret ne permettait de l’impliquer directement. Le tribunal a suivi cette ligne de défense et le tribunal a prononcé l’acquittement de N. Ahmed.
Zemmouri L.

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