Tribunal criminel : 12 ans pour deux trafiquants de drogue

Le tribunal criminel d’Oran a condamné cette semaine C.A et M.K., à 12 ans de réclusion criminelle pour détention, stockage et transport de stupéfiants.
L’affaire remonte à la fin de 2016, lorsqu’un renseignement parvient à la brigade de recherche et de lutte contre le trafic de stupéfiants de la 2ᵉ Région militaire. Les informations pointent directement C.A., connu pour son implication dans le transport de drogue, à bord de son véhicule personnel.
Au début de 2017, le véhicule suspect – une Renault 25- est repéré par les services des Douanes à Ghazaouet. Pris en filature, il est finalement retrouvé abandonné en bord de route. Une fouille approfondie permet la découverte de plus de 95 kg de kif traité.
Rapidement interpellé, C.A passe aux aveux. Il affirme n’être que le transporteur, précisant que la marchandise lui avait été confiée par son complice M.K.
L’enquête met au jour les liens directs de C.A. avec un réseau de trafiquants marocains qui l’approvisionnaient en drogue depuis le Maroc. Les stupéfiants étaient ensuite entreposés avant d’être distribués vers différentes wilayas. Pour assurer le transport, C.A. s’entourait de plusieurs complices, dont M.K., chargé de conduire les véhicules jusqu’à des points relais. Lors de leur garde à vue, les deux prévenus ont reconnu les faits. C.A. est revenu en détail sur son parcours dans le trafic : «À mes débuts, je faisais de la contrebande de carburant en profitant de la proximité avec la frontière. En 2015, des Marocains m’ont approché. Je me suis rendu à Oujda avec un certain B.Y., et nous avons mis en place notre organisation».
Il a expliqué que les quantités transportées au départ étaient limitées (entre 10 et 20 kg) avant d’atteindre jusqu’à 150 kg. Progressivement, il affirme avoir constitué son propre réseau de transporteurs, rompant avec les trafiquants marocains pour prendre le contrôle de l’acheminement. De son côté, M.K. a reconnu avoir agi sur instruction de C.A., en déposant les véhicules chargés à des emplacements prédéfinis, où d’autres membres du réseau prenaient le relais.
Devant le tribunal, les deux accusés ont maintenu leurs aveux, exprimé leurs regrets et sollicité la clémence de la cour. Le parquet a requis la peine maximale tandis que la défense a plaidé les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.

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