Collecte de plastique : L’activité réglementée

L’activité de collecte de plastique a été introduite dans la liste des activités éligibles à la carte de l' »auto-entrepreneur », dans le cadre d’un projet pilote visant à accompagner 1000 acteurs dans ce domaine, a déclaré la secrétaire générale du ministère de l’Economie de la connaissance, des Start-up et des Micro-entreprises, Mme Nacima Arhab.
Ce projet, mis en œuvre en coordination avec l’Agence nationale de gestion du microcrédit (ANGEM) et l’Agence nationale de l’auto-entrepreneur (ANAE), vise à appuyer les opérations de collecte, de transformation et de recyclage du plastique, en permettant aux collecteurs de bénéficier de la carte de l' »auto-entrepreneur » ainsi que des facilités de financement, a précisé Mme Arhab sur les ondes de la Radio nationale.
Le projet permet aux bénéficiaires d’obtenir un prêt sans nécessité d’un capital initial pour l’acquisition d’équipements nécessaires, voire des véhicules destinés aux opérations de collecte, ainsi qu’un accompagnement technique assuré par l’Agence, a expliqué l’intervenante.
Le montant du prêt accordé peut atteindre un million de dinars, avec les mêmes conditions appliquées pour le micro- crédit, a-t-elle fait savoir, soulignant que toutes les catégories sociales peuvent intégrer cette activité qui a été introduite officiellement dans la liste des activités éligibles au système de l’auto-entrepreneur.
Elle a également annoncé l’attente imminente de la publication des textes d’application de la nouvelle loi sur les marchés publics, un pas crucial vers l’intégration des auto-entrepreneurs dans le tissu économique national. Mme Arhab a expliqué que ces textes sont en cours de finalisation en concertation avec le ministère des Finances. Ils permettront de reconnaître officiellement l’auto-entrepreneur comme un acteur économique à part entière, éligible aux marchés publics, aussi bien auprès des entreprises publiques que privées. Cela ouvrira la voie à une contractualisation claire, professionnelle et encadrée juridiquement, garantissant les droits des deux parties.
La responsable a également abordé les obstacles liés au statut de la fonction publique, qui empêche encore les agents de l’État de bénéficier du régime d’auto-entrepreneur, contrairement aux salariés du secteur économique. Des discussions sont en cours avec le ministère du Travail pour adapter le cadre réglementaire et permettre aux fonctionnaires de pratiquer certaines activités compatibles avec leur fonction, de manière légale et encadrée.
Mme Arhab a également souligné que les femmes représentent à peine 15 à 17 % des auto-entrepreneurs inscrits, un chiffre jugé insuffisant. La stratégie ministérielle prévoit donc un accompagnement spécifique pour augmenter leur présence.
De manière surprenante, de nombreux seniors âgés de 50 à 80 ans ont également rejoint le dispositif, souvent après une retraite anticipée. Ils apportent leur expertise, notamment dans le conseil, à diverses structures publiques et privées.
