Trafic de cocaïne: 12 ans de réclusion pour «Ezzaouch»

H. Yacine, alias «Ezzaouch», 35 ans, a été condamné à 12 ans de réclusion, la semaine passée, par le tribunal criminel d’appel d’Oran pour trafic de drogue dure en lien avec une affaire impliquant 1,4 kg de cocaïne. Le représentant du ministère public a requis 20 ans à son encontre.
Dans cette affaire tentaculaire, la famille K. (le père, un ancien gendarme, la mère et leurs trois fils) a été poursuivie aux côtés de 17 autres mis en cause.
Tout commence en mars 2017, lorsque les services de la 2e Région militaire reçoivent des informations sur un important réseau de narcotrafiquants. Ces derniers, pour la plupart connus des services de sécurité, introduisaient du kif en provenance du Maroc, qu’ils entreposaient chez des complices dans des villes frontalières, avant de l’acheminer vers Oran pour le redistribuer.
L’enquête aboutit à une opération menée le 9 mars 2017, au cours de laquelle plusieurs suspects, dont les quatre membres de la famille concernée, sont arrêtés au niveau du barrage douanier de Sidi Ben Adda alors qu’ils transportaient de la cocaïne.
Le premier véhicule arrêté est un camion éclaireur à bord duquel se trouvent deux des fils. En apercevant le barrage, ils alertent leurs parents. Le troisième fils, âgé de 13 ans, jettera alors un sachet par la fenêtre du véhicule familial contenant la cocaïne. Ce geste n’échappe pas aux forces de l’ordre, qui interceptent le véhicule et saisissent la drogue.
La perquisition au domicile familial permet de mettre la main sur plusieurs objets liés au trafic, dont une balance électronique portant des traces de cocaïne.
Interrogés, plusieurs mis en cause finissent par reconnaître les faits, désignant également leurs fournisseurs. Ils affirment que la cocaïne devait être remise à un certain «Pablo Escobar», identifié comme A. Moulay, âgé de 55 ans. Ce dernier est arrêté avec un complice.
Au cours de son interrogatoire, «Pablo Escobar» désigne à son tour un certain Hassan, basé au Maroc. L’enquête se poursuit, d’autres noms tombent, et plusieurs arrestations suivent, dont celle de H. Yacine, alias Ezzaouch, présenté comme le propriétaire de la cocaïne, ainsi qu’un certain «Edouks» et d’autres membres du réseau.
Lors du procès de première instance, tenu en janvier 2020, l’un des fils K., Houssem, reconnaît être le seul responsable, tentant ainsi de disculper ses parents et frères. Ces derniers, tout comme plusieurs autres accusés, nient leur implication. Une stratégie de défense adoptée par une grande partie du réseau.
Appelé à la barre, «Ezzaouch» nie les faits, mais les déclarations de ses complices durant l’enquête l’accablent lourdement.
Zemmouri. L

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