L’ancien diplomate Noureddine Amir va saisir la CPI: Front commun algérien pour Ghaza

L’ancien diplomate algérien, Noureddine Amir, qui préside actuellement le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU, a annoncé son intention de saisir la Cour pénale internationale (CPI) pour enquêter sur l’agression sioniste contre Ghaza depuis le 7 octobre.
Dans une déclaration à la Radio Algérie internationale (RAI), M. Amir a déclaré : « En ma qualité de président du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale de l’ONU, je vais déposer, ce lundi, une plainte officielle contre l’entité sioniste devant la Cour pénale internationale (CPI) ».
Cette annonce intervient dans un contexte où l’Algérie, à travers ses avocats de renom, s’est déjà positionnée pour défendre la cause palestinienne devant la CPI. L’engagement de Noureddine Amir renforce davantage la détermination du pays à faire face aux actions agressives perpétrées contre Ghaza, en appelant à une enquête internationale sur les événements survenus depuis le 7 octobre.
Noureddine Amir, en tant que figure influente du domaine diplomatique et de son poste au sein du Comité onusien, apporte une dimension internationale supplémentaire à cette démarche. Sa décision de déposer une plainte officielle souligne l’importance accordée à la justice internationale pour enquêter sur les violations des droits humains et les agressions perpétrées contre la population de Ghaza.
Bien qu’elle ne soit pas membre du statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), l’Algérie maintient son soutien indéfectible à la cause palestinienne en prenant fermement position pour défendre cette cause devant cette instance. Cet engagement s’inscrit dans un mouvement collectif impliquant des partis politiques, des organisations et des figures majeures de la société civile algérienne.
Le président Abdelmadjid Tebboune avait appelé, le 6 novembre, à une action vigoureuse devant la CPI contre Israël. L’initiative a été rapidement suivie par plusieurs acteurs. L’Algérie, en tant qu’État non signataire du statut de Rome de la CPI, ne peut directement saisir cette instance, cependant, selon les spécialistes juridiques, la société civile a la possibilité de présenter un dossier civil au procureur de la CPI pour solliciter l’ouverture d’une enquête. C’est dans cette optique que des acteurs de la société civile nationale, des partis politiques, ainsi que des avocats ont pris cette initiative.
Parmi les signataires de cette plainte figurent des partis politiques telles que l’Alliance nationale républicaine (ANR), les syndicats de l’Education et de la Santé, le Conseil national des imams et le Forum des juristes algériens. De plus, le Syndicat national des magistrats et le barreau d’Alger ont entamé, individuellement, des démarches similaires. Cette mobilisation a permis à une ancienne équipe d’avocats reconnue pour leur engagement en faveur des droits humains de se mobiliser. Parmi eux, des figures notables du barreau national tels que Mustapha Bouchachi, Nourredine Benissad, Aouicha Bekhti, Zoubida Assoul, Mohamed Baghdadi et maitre Abdelmadjid Sellini.
B. Bacha

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