Transition énergétique : L’Algérie se positionne en Méditerranée

 

Lors d’une session de haut niveau dédiée au rôle stratégique de la Méditerranée dans la transition énergétique mondiale, le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, a affirmé la pleine disposition de l’Algérie à accompagner toutes les initiatives visant à garantir la sécurité énergétique dans la région.

M. Arkab a présenté la vision de l’Algérie pour un avenir énergétique durable, solidaire et interconnecté. Il a souligné que le pays, fort de sa position géographique stratégique, de ses infrastructures développées et de son expertise, est prêt à jouer un rôle clé dans la transition énergétique mondiale, notamment via le développement de l’hydrogène vert.
Le ministre a mis en lumière plusieurs projets d’envergure, dont le « Corridor de l’hydrogène du Sud », un projet reliant l’Algérie à l’Europe et officialisé par une déclaration d’intention signée à Rome en janvier dernier. Il a également évoqué « Medlink », un projet visant à exporter jusqu’à 2000 mégawatts d’électricité verte vers l’Italie chaque année.
Dans la même dynamique, l’Algérie prévoit un vaste projet d’interconnexion électrique Nord-Sud, d’une valeur de plus de 3 milliards de dollars, afin de soutenir le développement des énergies renouvelables et d’ouvrir la voie à leur exportation vers l’Afrique. Des discussions sont également en cours avec la Libye, l’Égypte et la Mauritanie pour connecter les réseaux électriques nationaux et préparer un marché africain de l’électricité.
Mohamed Arkab a détaillé les principaux axes de la stratégie énergétique nationale algérienne : augmenter la production de gaz naturel tout en réduisant l’empreinte carbone, produire 15 000 MW d’énergie solaire d’ici 2035, et améliorer l’efficacité énergétique dans les secteurs résidentiel et industriel.
Il a par ailleurs réaffirmé l’engagement de l’Algérie à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, notamment le méthane, et à promouvoir les carburants propres dans les secteurs du transport maritime et aérien.
Le ministre a également mis l’accent sur la sécurité hydrique, soulignant que six stations de dessalement d’eau de mer ont été construites, portant la capacité nationale à 3,7 millions de m³ par jour. Ce chiffre atteindra 5,2 millions d’ici 2030 avec six autres stations à venir, couvrant ainsi plus de 42 % des besoins en eau des villes côtières.
Au final, Mohamed Arkab a réaffirmé le soutien de l’Algérie au Plan Mattei, qu’il qualifie d’« opportunité stratégique » pour construire une coopération énergétique durable entre les rives nord et sud de la Méditerranée. Il a aussi insisté sur le partenariat solide et ambitieux entre l’Algérie et l’Italie, basé sur les intérêts partagés, la solidarité régionale et la responsabilité collective.
Ch.G

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