Homicide à Hassi Bounif : Quatre accusés condamnés à mort

Deux personnes poursuivies dans une affaire d’homicide volontaire ont comparu cette semaine devant le tribunal criminel d’Oran. A l’issue des délibérations, B. Khaled et son cousin B. Hicham ont été condamnés à la peine capitale. La même sentence a été prononcée par contumace contre deux autres mis en cause en fuite, en l’occurrence B. Aboubakr et B. Mohamed.
Les faits remontent au 9 juillet 2023, lorsque les services de la gendarmerie de Hassi Bounif reçoivent un appel signalant la présence du corps d’un homme gisant au milieu de la rue, dans le quartier Haï Chahid Mahmoud. En se rendant sur place, les gendarmes apprennent que la victime a été transportée aux urgences. Sur place, le personnel médical leur confirme le décès de l’homme avant son arrivée à l’hôpital. La victime présentait de graves blessures à la tête, au visage et aux jambes, infligées à l’aide d’un objet tranchant.
Le lendemain, 10 juillet 2023, les gendarmes sont alertés de l’admission d’un autre homme, B. Ali, à l’hôpital, souffrant de blessures importantes à la tête. L’enquête révèle que ces blessures sont liées à une dispute survenue dans le même quartier, impliquant le blessé et d’autres individus.
Selon plusieurs témoins oculaires, une querelle a éclaté entre B. Ali et B. Abderrahmane, à propos de caisses de poissons vides abandonnées sur place, dégageant une forte odeur. La victime principale, S. B., aurait tenté de s’interposer pour calmer la situation. Cependant, B. Ali aurait alors contacté ses frères, B. Mohamed et B. Aboubakr, ainsi que leur cousin B. Hicham, venus en renfort munis d’armes blanches, semant la terreur dans le quartier.
Craignant pour sa vie après avoir appris qu’il était recherché par les trois hommes, S. B. a cherché refuge dans un local de lavage de voitures. Malheureusement, ses agresseurs l’y ont retrouvé et se sont acharnés sur lui avec une extrême violence, sous les yeux de sa fille de 7 ans, présente sur les lieux.
À la barre, les deux accusés ont tenté de se disculper. B. Ali a déclaré avoir été agressé par la victime et ses amis, affirmant avoir agi en légitime défense. Quant à B. Hicham, il a nié sa présence sur les lieux le jour du drame. Néanmoins, les témoignages des personnes présentes ont été accablants : selon eux, la victime était seule, prise en embuscade, et attaquée de manière préméditée par le groupe, y compris les fugitifs.
L’avocat de la partie civile est revenu sur l’atrocité du crime, rappelant que la fillette de la victime a assisté à la scène, un traumatisme psychologique qu’elle portera à vie.
Le représentant du ministère public a requis la peine de mort à l’encontre des mis en cause, estimant les faits d’une gravité extrême. La défense, quant à elle, a tenté d’obtenir des circonstances atténuantes, sans succès.
Zemmouri L.

 

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