Dessalement de l’eau de mer: L’Algérie, leader continental

Avec la réception actuelle des cinq nouvelles stations de dessalement de l’eau de mer, l’Algérie est désormais classée premier pays investisseur dans cette technologie au niveau africain, deuxième au niveau arabe et dans le bassin méditerranéen et atteint une capacité totale de 3,75 millions de mètres cubes jour d’eau dessalée.
S’exprimant, ce dimanche à l’émission du matin de la Radio chaine 3 « L’invité du jour », le Directeur de Développement à l’AEC (Algerian Energy Compagny), a aussi précisé que les cinq stations, de 300 000 m3/j chacune, concernent les villes de El Taref, Béjaïa, Boumerdès, Tipaza et Oran. Ceci donne un total de 1,5 million de mètres cubes qui vient s’ajouter à la capacité déjà installée.
Aussi, avec ces nouvelles quantités, le mix (eau conventionnelle – eau dessalée) passe de 18% à 42%. Cette réception, toujours en cours, entre dans le cadre d’un programme complémentaire qui vient ajouter ces cinq nouvelles stations au parc déjà existant pour renforcer les capacités journalières.
Toutefois, M. Zamiche a précisé que la réception de ces quantités par les consommateurs finaux que sont nos concitoyens se fera de manière progressive et est tributaire de deux facteurs. D’abord, c’est à la demande de l’ADE que des quantités précises sont libérées. L’opération reste, ensuite, conditionnée par l’état du réseau de distribution de l’eau potable appelé à supporter les quantités injectées.
Par ailleurs, il a annoncé que parmi les mesures adoptées dans la réalisation des futurs projets « nous avons décidé d’intégrer 30 à 35 % d’énergies renouvelables dans les stations de dessalement ». Cette orientation vise à réduire la consommation d’électricité conventionnelle, à diminuer l’empreinte carbone et à inscrire ces projets dans la dynamique nationale de transition énergétique, a-t-il expliqué.
Selon M. Zamiche, les appels d’offres pour la réalisation des six nouvelles stations imposeront, à travers leurs cahiers de charges, la réalisation de fermes d’énergies photovoltaïques/éolienne pour diminuer le coût élevé de la consommation énergétique, et ce, dans le cadre d’un projet intégré sous la formule EPC (Engineering, Procurement and Construction).
« Nous sommes actuellement dans la phase de maturation des six nouvelles stations, d’une capacité de 300.000 m3 chacune, qui seront implantées dans les wilayas de Skikda, Jijel, Tizi Ouzou, Chlef, Mostaganem et Tlemcen », a-t-il précisé. Ces stations devront augmenter la contribution de dessalement de l’eau de mer à l’horizon 2030 de 42% à 60% du volume global de l’eau potable.
M. Salah
