Après trois ans d’immobilisation à Anvers : Le « Sedrata » regagne l’Algérie

Après plus de trois années de blocage, la saisie du navire algérien « Sedrata », appartenant à la flotte nationale de transport maritime, a été levée au port d’Anvers en Belgique. Selon un communiqué du ministère des Transports, le navire a passé avec succès, le 22 mai 2025, une inspection technique rigoureuse menée par « Lloyd’s Register », société de classification maritime britannique, qui lui a délivré un certificat de conformité aux normes en vigueur.
Par la suite, les autorités portuaires d’Anvers ont effectué un contrôle complet de ses équipements et de ses conditions de sécurité.
Après avoir satisfait à toutes les exigences réglementaires, le navire a reçu l’autorisation de reprendre ses activités. Il a ainsi pu charger des marchandises destinées à l’Algérie, a ajouté la même source.
Ce dénouement intervient à la suite d’une série de démarches coordonnées entre plusieurs parties prenantes, visant à résoudre la situation des navires algériens immobilisés dans des ports étrangers.
Pour rappel, en juin 2024, et après une longue période d’immobilisation, les deux derniers navires algériens, le Timgad et le Sedrata, bloqués dans le port belge d’Anvers depuis novembre 2021 et février 2022, voyaient enfin le bout du tunnel. La Présidente-directrice générale du Groupe algérien de transport maritime (GATMA), Nadia Rabia, avait annoncé que l’un des navires a été récupéré et que le second est en cours de rapatriement, mettant fin à un dossier douloureux pour l’image du pays. En effet, plusieurs navires algériens étaient restés immobilisés à l’étranger pour notamment des problèmes liés au paiement des salaires des marins ; à la régularisation des assurances ainsi qu’à la conformité technique.
Les autorités algériennes ont déjà réussi à libérer et rapatrier plusieurs cargos, dont le Stidia, le Saoura, le Tinzirene, le Kherrata et le Constantine, qui étaient bloqués dans des ports français et espagnols.
Cependant, le cas du Sedrata restait en suspens jusqu’à présent. Leur immobilisation faisait suite à des réserves émises par la Fédération des travailleurs du transport maritime (IFT) et les autorités portuaires d’Anvers.
Les difficultés rencontrées par ces navires, telles que les problèmes de paiement des salaires, d’assurance et de conformité technique, révèlent la nécessité d’une profonde modernisation et d’une mise aux normes internationales de la flotte algérienne.
T. Feriel

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