Il avait tenté de tuer son épouse : Dix ans de prison en appel pour le trentenaire

M. Hamid, âgé de 34 ans, a comparu mardi dernier devant le tribunal criminel d’appel de la cour d’Oran. Il répondait de l’accusation de tentative d’homicide volontaire avec préméditation, et a été condamné à dix ans de prison ferme.
Les faits remontent au 1e mai 2023, dans le quartier de Bel-Air, à Oran. Ce jour-là, le mis en cause, originaire de Mostaganem, s’était déplacé à Oran avec son épouse, B. Ikram. Soupçonnant cette dernière d’infidélité, il aurait prémédité son meurtre.
Selon l’enquête, Hamid aurait élaboré un plan pour mettre fin à la vie de sa femme. Après avoir passé du temps avec elle dans plusieurs quartiers de la ville, il l’a conduite vers un lieu isolé près du lac El Kentara. Là, armé d’un couteau, il lui a asséné cinq coups avant de prendre la fuite.
Les cris de la victime ont alerté des passants, qui lui ont porté secours et alerté les autorités. Elle a été transportée en urgence à l’EHU d’Oran, où elle a subi une opération chirurgicale qui lui a sauvé la vie. Suite à ces faits, la victime a déposé plainte contre son époux. Elle a également déclaré que ce dernier l’incitait à mendier. Grâce aux investigations menées par la police et à l’extension de compétence territoriale, le mis en cause a été arrêté.
Lors de son interrogatoire, il a reconnu les faits, mais a nié toute préméditation.
Devant le tribunal, il a réitéré ses déclarations et tenté de justifier son acte en accusant son épouse d’adultère. Il a affirmé l’avoir surprise en pleine conversation téléphonique avec un autre homme, ce qu’elle n’aurait pas nié, selon lui. Toutefois, aucune preuve concrète n’a été présentée à l’appui de cette accusation.
Le président du tribunal l’a interrogé sur l’arme blanche en sa possession dès son départ de Mostaganem, un élément accréditant la thèse de la préméditation. Le représentant du ministère public a, de son côté, souligné que l’acte avait été mûrement réfléchi, et a requis la réclusion à perpétuité.
La défense a plaidé les circonstances atténuantes. Rappelons qu’en première instance, le prévenu avait été condamné à sept ans de réclusion.
Zemmouri L.

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