EHU : Inquiétante progression de la sclérose en plaques

La sclérose en plaques gagne du terrain à Oran, où le service de neurologie de l’EHU suit aujourd’hui 1.087 patients, dont 5% sont des enfants. La progression inquiétante de cette maladie auto-immune, qui attaque le système nerveux central, touche de plus en plus de personnes, jeunes comme adultes. Face à cette réalité alarmante, les équipes médicales redoublent d’efforts pour mieux accompagner les malades et sensibiliser la population à cette pathologie complexe et souvent méconnue.
A l’occasion de la Journée mondiale de la sclérose en plaques, célébrée chaque 30 mai, l’EHU a organisé une journée de sensibilisation destinée aux patients, à leurs familles et au grand public, sous la supervision de la professeure Amina Chentouf, cheffe du service de neurochirurgie. L’objectif principal était d’informer sur la maladie, ses symptômes, et d’insister sur l’importance d’un diagnostic précoce. Lors de cet événement, une conférence a été donnée pour présenter la sclérose en plaques dans son ensemble : ses causes, ses manifestations cliniques, ses conséquences psychologiques et les différentes options thérapeutiques. Des brochures explicatives ont également été distribuées, rassemblant les conseils de neurologues, physiothérapeutes, psychologues et nutritionnistes.
Cette journée a favorisé un dialogue ouvert entre professionnels et participants. De nombreuses questions ont été posées par les patients et leurs proches, auxquelles les spécialistes ont apporté des réponses, dissipant nombreux doutes. La professeure Chentouf a rappelé que la sclérose en plaques est une maladie dans laquelle le système immunitaire attaque le système nerveux central, provoquant inflammation et lésions neurologiques. Les symptômes varient d’une personne à l’autre, mais incluent souvent troubles visuels, engourdissements, pertes d’équilibre et difficultés motrices. Ces signes peuvent apparaître puis disparaître temporairement, ce qui explique pourquoi ils sont parfois négligés, retardant le diagnostic. D’où l’importance d’une prise en charge rapide. Parmi les patients suivis, figure une fillette de 8 ans, ce qui souligne la nécessité d’un diagnostic précoce et d’un accompagnement pluridisciplinaire dès les premiers stades de la maladie.
Le service propose une prise en charge globale, alliant neurologie, physiothérapie, psychologie et nutrition, afin de soigner mais aussi de préserver l’autonomie et la qualité de vie des patients.
Le Dr Dalila Ben Tebbak, neurologue, a précisé que les traitements disponibles en Algérie comprennent des médicaments de fond (par voie orale ou injection mensuelle/semestre) ainsi que des traitements pour les poussées. Des séances de thérapie de groupe sont aussi organisées pour favoriser les échanges entre patients.
Fayçal. A

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