Réforme de la gestion touristique des plages : L’État revoit sa copie

Afin de répondre aux dysfonctionnements observés sur le terrain, le ministère du Tourisme et de l’Artisanat prépare une réforme en profondeur de la loi encadrant l’usage touristique des plages. C’est ce qu’a annoncé ce lundi la ministre Houria Meddah, lors d’une intervention devant la Commission de la culture, de la communication et du tourisme de l’Assemblée populaire nationale.
Le projet de loi, qui modifie et complète la loi n°03-02 du 17 février 2003, vise à corriger les lacunes constatées lors des dernières saisons estivales, tant en matière d’organisation que de services.
« La complexité des procédures d’octroi des concessions et le manque d’attractivité pour les opérateurs qualifiés ont contribué à une détérioration des prestations sur nos plages », a reconnu la ministre.
La réforme prévoit notamment de limiter à 30 % la surface de plage pouvant faire l’objet d’une concession, afin de garantir le principe de gratuité d’accès pour les citoyens, rappelé par l’article 5 de la loi initiale. Désormais, l’octroi des concessions sera simplifié : plus besoin de validation réglementaire, la signature du wali suffira, à condition que l’opérateur justifie de compétences dans la gestion touristique.
Un plan d’aménagement obligatoire définira clairement les zones exploitables, les couloirs de circulation pour les baigneurs et les espaces dédiés aux activités nautiques.
Le projet intègre également des mesures de sécurité et de contrôle renforcées. Les agents de la Garde côtière seront investis de nouveaux pouvoirs pour veiller au respect des zones réservées. Une amende sera instaurée pour sanctionner toute présence d’embarcations en dehors des zones autorisées.
« Il ne s’agit pas seulement de gérer les plages, mais de structurer un tourisme balnéaire durable, inclusif et respectueux des lois », a souligné Mme Meddah.
Pour assurer une mise en œuvre efficace, le ministère propose de confier l’élaboration des plans d’aménagement aux directions locales du tourisme, qui devront les soumettre à l’approbation du wali, après l’avis de la commission de wilaya.
M. Salah

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