Tribunal d’appel :Six ans de prison pour les cambrioleurs des magistrates
Jugés et condamnés en première instance par le tribunal criminel à six ans de prison ferme, D. Mohamed et M. Mustapha, accusés d’association de malfaiteurs et de vol avec violence en utilisant un véhicule, ont comparu ce lundi devant le tribunal criminel d’appel de la cour d’Oran.
Les faits remontent au 22 avril 2022, lorsqu’une plainte a été déposée par deux propriétaires d’appartements de magistrats, victimes du vol de leur logement situé dans la cité des Pyramides. Selon la plainte déposée par les victimes, M. A. et B. S., étant absentes chez elles ce soir-là, elles ont été surprises à leur retour en trouvant la porte de leur appartement forcée à l’aide d’un arrache-clous et de tenailles. Très vite, elles se sont rendues compte que plusieurs objets avaient été volés, à savoir trois téléphones portables, des micro-ordinateurs ainsi que des bijoux, telles que bagues, bracelets et chaînes. Elles ont également trouvé tous les dossiers qu’elles possédaient détruits. En effet, les mis en cause avaient ouvert l’eau et inondé les lieux.
Une enquête a été ouverte et, rapidement, les deux mis en cause ont été localisés et arrêtés après avoir vendu deux téléphones qu’ils avaient volés. Confrontés aux faits, ils n’ont pas nié et ont expliqué que le reste des objets volés avait été caché dans une habitation à Aïn El Türck. Effectivement, c’est là que les policiers les ont retrouvés et ont restitué les objets à leurs propriétaires.
Présentés devant le juge d’instruction, D. Mohamed a expliqué qu’il avait besoin d’argent, s’étant endetté auprès d’un tiers qui lui réclamait son dû. Il en a parlé à son ami M. Mustapha, et ensemble, ils ont décidé de cambrioler une maison et de voler des objets de valeur qu’ils pourraient vendre pour rembourser cette dette. Ils se sont rendus dans cette cité, surveillant les appartements, ignorant, selon leurs dires, que l’appartement qu’ils avaient choisi appartenait à des magistrats.
Cités à la barre du tribunal criminel d’appel, D. Mohamed ainsi que son complice n’ont pas changé leur version des faits, soutenant qu’ils ignoraient que les logements appartenaient à des magistrats, leur seul souci étant de collecter suffisamment d’argent pour payer la dette.
Le représentant du ministère public a requis contre les deux accusés 20 ans de réclusion criminelle. La défense des deux mis en cause a plaidé les circonstances atténuantes, insistant sur le fait que les deux jeunes avaient agi impulsivement et sans réfléchir.
Zemmouri L.
