Il dénonce des « provocations calculées » : Le Conseil de la Nation fustige le Sénat français

Le Conseil de la Nation, par la voix de son nouveau président, Azouz Nasri, a vigoureusement condamné les récentes actions de membres du Sénat français, qualifiées de « provocations préméditées » et de « nouvelle dérive hostile », notamment de la part de sénateurs classés à l’extrême droite.

Dans un communiqué cinglant, le Conseil pointe du doigt l’accueil accordé par le Sénat à des individus affiliés à une organisation classée terroriste par l’Algérie, sans la nommer, dénonçant un mépris flagrant des règles diplomatiques internationales. Ces agissements sont perçus comme une tentative de s’ingérer dans les affaires internes de l’Algérie et de saper son unité nationale.
Bien que non nommé explicitement, le président du Sénat français Gérard Larcher reste une figure controversée en Algérie. Déjà en 2021, il avait été vivement critiqué après des propos jugés condescendants sur la mémoire coloniale et les rapports franco-algériens. La réception de Ferhat M’henni par le Sénat français, en avril 2025, avait, d’ailleurs, provoqué un tollé à Alger.
Le MAK, mouvement terroriste, et son chef, Ferhat Mehenni, condamné par contumace pour «terrorisme », incarnent la tentative d’ingérence du trio Paris-Rabat-Tel-Aviv dans les affaires intérieures algériennes. Ce geste, initié par des élus français de droite, vise à répondre à des logiques politiciennes de chantage et de jeu trouble, notamment la pression du lobby sioniste et pro-makhzen et d’extrême droite, qui instrumentalise régulièrement les questions d’ingérences et de déstabilisation.
Ces antécédents ont contribué à envenimer une relation bilatérale marquée par des hauts et des bas historiques, depuis la reconnaissance tardive par Paris des crimes coloniaux jusqu’aux récentes crises autour des visas et des flux migratoires.
« Ces figures qui se réclament de la liberté et de la justice ne font que perpétuer l’attitude paternaliste et néocoloniale de leurs prédécesseurs », a ajouté la même source.
Sous la direction du président Abdelmadjid Tebboune, l’Algérie affirme rester résolument attachée à la souveraineté de ses institutions, poursuivant ses réformes démocratiques tout en renforçant ses défenses contre toute tentative d’ingérence. Le Conseil prévient qu’aucune intrusion, même camouflée sous l’étiquette des droits de l’homme, ne sera tolérée, et tient les sénateurs français responsables de toute détérioration future des relations entre les deux pays.
« L’Algérie est forte, unie et vigilante. Toute attaque contre son intégrité, aussi subtile soit-elle, trouvera une réponse ferme », a conclu le texte.
T. Feriel

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