Collecte des peaux de moutons: Quand l’Aïd rime avec civisme

L’Aïd el-Adha 2025 est non seulement marqué pour sa portée religieuse et conviviale, mais aussi pour l’exemplarité de son organisation sur le plan de la propreté urbaine et de la collecte des peaux de moutons.
Cette année, la wilaya d’Oran s’est démarquée par une gestion méticuleuse des déchets liés aux sacrifices, notamment grâce à la mobilisation conjointe des agents de l’EPIC Oran Propreté et des bénévoles issus du tissu associatif local. Dès les premières heures du jour de l’Aïd, les équipes d’intervention étaient à pied d’œuvre dans plusieurs quartiers, dans la cité Akid Lotfi, au boulevard Millénium ou encore à Bir El-Djir. Munis d’équipements de nettoyage et de sacs adaptés, ces acteurs de la propreté ont œuvré sans relâche pour assurer un environnement sain et agréable malgré l’intensité des activités de la fête. «C’est rare que je vois une telle organisation. Les rues étaient propres dès la fin de la matinée, c’était impressionnant», témoigne un habitant de la cité Akid Lotfi. Dans cette cité, au deuxième jour de l’Aïd, des bénévoles d’une association écologique ont nettoyé tous les points de collecte de déchets. Avec leur tee-shirts jaunes, les jeunes filles et garçons de cette association ont collecté d’énormes quantités de déchets qui ont été par la suite transportés par un camion à benne dédié. Ces initiatives positives se sont multipliées dans plusieurs quartiers de la wilaya, signe d’une prise de conscience collective et d’un travail en amont bien orchestré.
Parallèlement, la collecte des peaux de moutons a connu une avancée notable cette année. Des points de récupération ont été installés dans les principaux quartiers, permettant aux citoyens de déposer les peaux dans des conditions sanitaires optimales. Cette opération s’inscrit dans une démarche de valorisation de la filière cuir, en plein essor à Oran. La collecte de 2025 a enregistré une hausse significative par rapport aux années précédentes, tant en quantité qu’en qualité des peaux récupérées. «Nous avons travaillé avec les tanneurs de la région pour assurer une meilleure traçabilité et un traitement rapide des peaux. Cela représente une valeur ajoutée pour l’économie locale», a déclaré un acteur de la filière. La réussite de cette opération est le fruit d’un partenariat entre les institutions publiques, les associations et les citoyens, démontrant qu’une fête religieuse est aussi une opportunité pour promouvoir des pratiques durables et responsables. L’expérience oranaise de cette année pourrait bien servir de modèle à d’autres villes du pays dans les prochaines fêtes de l’Aïd, en conciliant traditions et respect de l’environnement.
G. Salima
