Économie : Le FMI salue la reprise en Algérie

Le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI) vient confirmer une tendance positive : l’économie algérienne est sur la voie de la reprise, avec une croissance dynamique et une inflation maîtrisée, tombée de 9,3 % en 2023 à 4 % en 2024. Invité de la Radio nationale, le docteur Ahmed El Haidoussi, économiste, a analysé les causes de cette embellie, saluant les réformes économiques engagées par l’État.
Parmi les mesures saluées, l’importation exceptionnelle de moutons pour l’Aïd a été jugée cruciale par l’économiste. Face à une production locale insuffisante pour couvrir les cinq millions de têtes nécessaires, l’opération a permis d’équilibrer le marché, évitant une flambée des prix et apaisant la tension sur l’offre. Cette démarche, bien que ponctuelle, pose les bases d’une stratégie plus globale de sécurisation du marché à l’avenir.
Le spécialiste a également salué les interventions des pouvoirs publics, notamment du ministère du Commerce, qui ont permis de contenir la spéculation et de garantir une stabilité des prix pendant les célébrations religieuses. Il a relevé une forte mobilisation des commerçants, contribuant à assurer la disponibilité des produits alimentaires.
L’éveil de la conscience citoyenne a aussi été un facteur déterminant. Contrairement aux années précédentes, les ménages ont géré leurs dépenses de manière plus rationnelle, limitant le gaspillage et contribuant, par leur comportement, à maintenir l’équilibre du marché.
Autre initiative notable évoquée : la campagne nationale de collecte et de valorisation des peaux de moutons. Pour Dr. El Haidoussi, cette démarche pourrait constituer un levier économique important, à condition de renforcer la coordination intersectorielle et de s’appuyer sur des données fiables pour optimiser l’impact industriel de cette ressource.
La conclusion du rapport du FMI met en évidence une accélération de la croissance économique algérienne en 2024, soutenue par l’amélioration du pouvoir d’achat, liée à la revalorisation des salaires dans plusieurs secteurs ; l’augmentation des dépenses publiques, qui a permis de moderniser les infrastructures ; l’essor des exportations hors hydrocarbures ainsi que la stabilité monétaire et l’abondance des produits, ayant permis une forte baisse de l’inflation.
« Ce recul de l’inflation est le fruit des efforts tangibles de l’État pour rétablir les équilibres économiques », a conclu le docteur El Haidoussi, estimant que l’Algérie dispose désormais de bases solides pour construire une économie plus résiliente et diversifiée.
Ch.G
