Ce que j’en pense: Israël brûle. Cheh !
Par Moncef Wafi
Quoi de plus jouissif que de regarder les vidéos d’Israël sous les bombes, vautré dans son canapé, en train de savourer les restes d’un casse-croute frites-omelette, sans viande hachée. Contempler ce ballet dans le ciel des territoires occupés, des lumières qui se cherchent, s’évitent pour s’affronter tels des cygnes enflammés. Ecouter ces cris d’épouvante en off, ces sirènes qui déchirent le silence des limbes comme le dernier râle arraché à un cadavre en décomposition. Suivre ces écrans qui bougent car les mains tremblent.
Depuis deux nuits, des millions d’yeux avides de vengeance, d’un peu de dignité perdue dans les oasis boueuses des prêcheurs du désert, savourent ces instants de terreur nocturne distribués en guise de représailles aux Israéliens. Tiens, prends ce missile balistique dans la tronche. Toi, là ! approches, arrêtes de fuir, le drone va plus vite que tes petites jambes de sioniste. Ah, les belles images qui doivent défiler dans l’imagination frustrée de nos têtes frisées.
Enfin, l’Iran a réalisé nos vœux en embrasant un pays imaginaire qui ne vit que par les massacres et dans le sang de ses victimes. Certes, ce que fut la Perse en paye le prix, mais il n’a fait que se défendre n’en déplaise à Trump, Macron et les autres pots de chambre qui servent d’alibi démocratique à la folie de Netanyahou.
Dans cette liesse, certaines voix contraires se sont fait entendre pour pleurer et dénoncer la mort d’«innocents» en Israël. Mahmoud Pétain Abbas ; le ministre émirati des Affaires étrangères, croisement entre un fennec et un pet de chameau, Abdallah ben Zayed Al Nahyane ; le serf de la Jordanie qui a juré qu’aucun missile ne passera au-dessus de sa couronne en direction de ses maîtres… Des déclarations et des communiqués qui sentent fort le P.Q après utilisation.
Pour les âmes sensibles, pour ceux qui pérorent, qui chipotent et qui disent que la guerre est horrible et que l’homme est bon, je leur répondrais volontiers que l’homme n’est bon que dans la casserole d’un cannibale et je leur offrirais un billet aller sans retour pour Ghaza, le Yémen, l’Iran, la Syrie ou le Liban. Là, vraiment, ils sauront ce qu’est la guerre.