Campagne moisson-battage 2025 : Vers une récolte plus abondante

À l’approche de la fin de la campagne moisson-battage 2024-2025, les acteurs du secteur agricole s’accordent à dire que la récolte de cette année sera nettement supérieure à celle de l’année précédente, grâce à une conjonction favorable de facteurs climatiques, logistiques et organisationnels.
Selon les professionnels, les indicateurs positifs relevés à travers de nombreuses wilayas — notamment dans le Sud du pays — laissent entrevoir une progression significative des rendements. Cette amélioration est attribuée à une bonne pluviométrie, à la mise en service de nouveaux centres de stockage, ainsi qu’à l’accompagnement renforcé des agriculteurs, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
D’après Khelfallah Mechri, Secrétaire général de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA), l’Algérie est proche d’atteindre l’autosuffisance en blé dur, dont 80 % des besoins sont déjà couverts localement. Il a souligné que les performances des wilayas du Sud, où l’irrigation par pivot central est largement utilisée, ont contribué de manière décisive à ces résultats. La campagne actuelle bénéficie également d’investissements importants dans les infrastructures de stockage, avec l’entrée en service de nombreux silos de proximité, facilitant la collecte et réduisant les pertes post-récolte.
Le président de la République a ordonné la tenue d’une réunion d’évaluation à l’issue de la campagne, afin d’identifier les réussites et les lacunes. Il a également exigé la restructuration des organigrammes en charge de la mise en œuvre des plans agricoles, avec l’objectif clair d’enregistrer des résultats supérieurs à ceux de la saison précédente.
Dans cette optique, Mohamed Yazid Hambli, président de la Chambre nationale d’agriculture (CNA), a salué la vision stratégique de l’État, axée sur la souveraineté alimentaire dans un contexte international instable. Il a aussi appelé à poursuivre les efforts d’irrigation et de sélection de semences résistantes à la sécheresse, estimant que de telles initiatives pourraient booster la production de 30 %.
La saison actuelle a vu la culture céréalière s’étendre sur plus de 3 millions d’hectares, dont 1 million dédié au blé dur et plus d’un million à l’orge. En parallèle, 4,2 millions de quintaux de semences certifiées ont été distribués pour répondre à la demande croissante.
Dans les wilayas du Sud, où la moisson a débuté le mois dernier, les surfaces cultivées ont progressé de 40.000 hectares, atteignant environ 150.000 hectares. Les premiers résultats y sont jugés très positifs.
Par ailleurs, le programme national de renforcement du stockage prévoit la construction de 350 centres de proximité (50.000 quintaux chacun) et 30 silos de grande capacité (250.000 quintaux chacun), ainsi que le déblocage de 16 projets suspendus depuis 2016. À terme, la capacité nationale de stockage passera de 4 à plus de 9 millions de tonnes.
Pour encourager davantage les agriculteurs, l’État a aussi augmenté le prix d’achat des céréales et légumineuses, subventionné les engrais à hauteur de 50 %, et généralisé les crédits agricoles via les banques publiques. Le parc de transport de l’OAIC a également été renforcé pour accompagner ces évolutions.
M. Salah
