Ouverture des bureaux de change : Aucune demande n’a été déposée à ce jour

A propos de l’ouverture de bureaux de change, le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, a indiqué, jeudi dernier, que la Banque d’Algérie a mis en place un cadre réglementaire dédié, mais qu’aucune demande officielle d’ouverture n’a encore été déposée à ce jour. Cette déclaration a été faite lors d’une séance plénière du Conseil de la Nation consacrée au débat sur le projet de loi de règlement budgétaire de l’exercice 2022.
Le lancement des bureaux de change s’inscrit dans une réforme profonde de la législation financière algérienne. La Banque d’Algérie a adopté, en mars 2025, le règlement n° 25-01, qui modernise les règles encadrant les établissements financiers, dont les bureaux de change. Ce texte impose des critères rigoureux de compétence, d’honorabilité et une procédure d’agrément obligatoire pour les dirigeants, afin de garantir transparence et fiabilité dans la gestion de ces structures.
Par ailleurs, le règlement n° 23-01, publié en septembre 2023, définit les conditions d’autorisation, d’agrément et d’exercice des bureaux de change. Ces dispositions ont été officialisées au Journal Officiel en octobre 2023, posant ainsi la base juridique pour leur ouverture et leur fonctionnement.
Les premiers bureaux de change ont été installés dans des lieux stratégiques, notamment au port d’Alger et à l’aéroport international Houari-Boumédiène, principaux points d’entrée du pays. Au port d’Alger, quatre bureaux de change ont été aménagés dans la gare maritime, tandis que quatre autres ont été ouverts à l’aérogare de l’aéroport. Ces infrastructures modernes permettent aux voyageurs d’effectuer leurs opérations de change rapidement et en toute sécurité, avec des outils de vérification des billets et un encadrement strict.
Ces bureaux de change sont habilités à réaliser trois types principaux d’opérations : la vente de devises étrangères aux résidents, notamment dans le cadre de l’allocation touristique, des frais médicaux, des études ou des missions à l’étranger ; l’achat de devises auprès des non-résidents, dans la limite des montants déclarés à leur entrée sur le territoire et l’échange de dinars en devises pour les étrangers quittant le pays, sous présentation d’un justificatif de change initial.
L’objectif est double : offrir aux citoyens une solution réglementée pour leurs besoins en devises et capter une partie des flux financiers qui alimentaient jusqu’ici le marché parallèle, souvent source d’instabilité économique.
Par ailleurs, et concernant les critiques relatives à la baisse du recouvrement fiscal en 2022, M. Bouzred a expliqué cette situation par les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19, qui ont entraîné des reports de paiements par les opérateurs économiques, du fait de la réduction de l’activité durant cette période.

T. Feriel

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