Agressions israéliennes contre l’Iran : Alger appelle à défendre la Charte de l’ONU

L’Algérie a fermement condamné, vendredi à New York, les attaques perpétrées par l’entité sioniste contre la République islamique d’Iran, les qualifiant de violations flagrantes de la Charte des Nations unies.

C’est ce qu’a affirmé l’ambassadeur Amar Bendjama, représentant permanent de l’Algérie auprès de l’ONU, lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée aux menaces contre la paix et la sécurité internationales.
Prenant la parole, M. Bendjama a souligné que ces agressions visaient des installations nucléaires iraniennes soumises aux garanties de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), mettant ainsi en péril la crédibilité du régime international de non-prolifération nucléaire.
« Si les installations supervisées par des inspecteurs internationaux ne sont pas protégées, alors c’est la légitimité même du système mondial de non-prolifération qui est compromise », a-t-il averti. Le diplomate algérien a également mis en cause le silence de certains acteurs internationaux. « Si les garants de ce système sont incapables de condamner de telles violations, ils doivent s’interroger sur leurs véritables intentions et leur fidélité à leurs responsabilités », a-t-il dit à ce propos.
Refusant toute tentative de justifier ces actes, M. Bendjama a insisté sur le caractère illégal et unilatéral de ces attaques, rappelant les déclarations du directeur de l’AIEA, Rafael Grossi, qui a récemment affirmé sur CNN que l’agence n’avait aucune preuve d’un programme nucléaire militaire en Iran.
Par ailleurs, l’ambassadeur a réaffirmé l’attachement de l’Algérie au dialogue et à la diplomatie comme seuls moyens viables pour résoudre les tensions. « Les négociations entre l’Iran, les pays européens et les États-Unis, facilitée par le Sultanat d’Oman, doivent être soutenues en tant qu’alternative crédible », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, M. Bendjama a dénoncé l’application du principe des deux poids, deux mesures en matière de droit international humanitaire, pointant notamment les violations commises dans la bande de Ghaza. « La protection des civils et des infrastructures civiles est un impératif universel. Nous avons constamment alerté sur la situation à Ghaza, où l’effondrement du système de santé, la mort de milliers d’enfants, de femmes, de journalistes et de travailleurs humanitaires ne peuvent rester impunis », a-t-il martelé.
Il a également rappelé que la résolution 487 du Conseil de sécurité, adoptée en 1981 après l’attaque israélienne contre la centrale nucléaire d’Osirak en Irak, n’a jamais été appliquée. Il a dénoncé le fait que les installations nucléaires israéliennes ne soient toujours pas soumises au contrôle de l’AIEA et que l’Irak n’ait jamais été indemnisé.
En conclusion, Amar Bendjama a exhorté le Conseil de sécurité à assumer pleinement ses responsabilités face à ces violations répétées du droit international : « Ce que nous observons n’est pas une simple agression, mais un défi lancé aux fondements du système juridique international. La passivité n’est plus une option. »
T. Feriel

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