Ils ont tué pour une moto : 25 ans de réclusion pour les meurtriers

Accusés dans une affaire d’homicide volontaire avec préméditation, B. Mohamed Amine et B. Oussama ont été condamnés à 25 ans de réclusion, échappant ainsi à la peine capitale à laquelle ils avaient été condamnés en première instance.
Les faits remontent au 20 juin 2021, bien que la préparation du crime ait débuté environ 15 jours plus tôt. Ce jour-là, la victime circulait à bord de sa moto de grosse cylindrée en compagnie de B. Oussama. Au cours de cette sortie, ils ont rencontré Mohamed Amine, un ami de ce dernier. C’est alors que l’idée de voler la moto aurait germé.
Dans un premier temps, les deux accusés auraient envisagé d’attirer la victime dans un guet-apens en se servant d’une jeune femme, avant d’abandonner ce plan. Ils auraient ensuite opté pour une autre stratégie : faire croire à la victime qu’ils connaissaient quelqu’un prêt à lui montrer une moto plus puissante. Ils lui proposent alors de les accompagner jusqu’à Hai Bouamama, lieu où se trouverait le prétendu loueur.
Une fois sur la route de la corniche supérieure, ils demandent à la victime de patienter sur place. Mais la journée avançant, celle-ci commence à douter de leurs intentions et tente de s’enfuir. Elle est alors immobilisée par les deux hommes. C’est à ce moment-là que Oussama lui porte plusieurs coups de couteau, jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Pour effacer les traces du crime, les deux accusés décident de brûler la moto et de jeter les effets personnels de la victime dans les bois de la corniche supérieure. Toutefois, la dépouille est rapidement découverte, déclenchant l’ouverture d’une enquête.
Les investigations mèneront à l’arrestation de Mohamed Amine, qui, lors de son interrogatoire, nie avoir commis le meurtre. Il admet sa présence sur les lieux, affirmant que son seul but était de voler la moto pour la revendre, tout en rejetant la responsabilité du crime sur son complice. Arrêté à son tour, Oussama passe aux aveux et reconnaît que le plan avait été élaboré à deux.
Devant le tribunal criminel, les deux accusés ne reviennent pas sur leurs déclarations, mais affirment avoir agi sous l’effet de psychotropes. Le parquet a requis la peine capitale, mais la défense a plaidé les circonstances atténuantes.
Zemmouri L.

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