Crimes financiers : Tolérance zéro contre la corruption

Le ministre de la Justice et garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, a réitéré ce mardi l’engagement de l’État à lutter sans relâche contre la corruption, affirmant que les auteurs de détournements de fonds publics seront poursuivis avec la plus grande fermeté.
S’exprimant devant les membres du Conseil de la nation dans le cadre des débats sur le projet de loi relatif aux procédures pénales, le ministre a souligné que « la lutte contre la corruption est un engagement irréversible », promettant des poursuites rigoureuses à l’encontre de tous les responsables de crimes financiers.
Concernant les nouvelles dispositions du texte législatif, M. Boudjemaa a expliqué que le report des poursuites pour erreurs de gestion ne vise en aucun cas à protéger les corrompus, mais à encourager les investissements et à garantir la stabilité de l’appareil économique national. « Il s’agit d’une mesure de sauvegarde, permettant aux entreprises d’éviter une paralysie due à des poursuites, tout en assurant le remboursement des sommes dues à l’État », a-t-il précisé.
Le projet de loi prévoit ainsi la possibilité de conclure des accords entre l’entreprise mise en cause et le ministère public, incluant le paiement au Trésor public ainsi que l’engagement à mettre en œuvre des réformes internes.
Par ailleurs, le ministre a justifié la révision à la hausse des délais de prescription, notamment pour les affaires complexes comme les crimes numériques ou les falsifications, qui nécessitent des enquêtes approfondies.
Enfin, il a tenu à rappeler que la garde à vue demeure un outil strictement encadré, utilisé uniquement pour certaines infractions graves et toujours sous contrôle judiciaire.
Ch.G
